Diputados piden investigar a presidente Martelly por vínculo con el asesinato de un juez

Comme au Sénat, la commission d’enquête à la Chambre des députés sur les causes du décès du juge d’instruction Jean Serge Joseph a recommandé à l’assemblée de mettre en accusation le président Michel Martelly ; le Premier ministre Laurent Lamothe et le ministre de la justice, Jean Renel Sanon. Les parlementaires, qui ont soumis, vendredi, leur rapport de travail au bureau de la Chambre basse, accusent les plus hautes autorités du pays de « parjure ». Selon les conclusions du rapport, les représentants de l’exécutif ont fait des pressions sur le juge instructeur Jean Serge Joseph lors d’une rencontre qui s’est tenue le 11 juillet au cabinet de Me Gary Lissade. Les commissaires de la Chambre basse ont remis vendredi leur rapport de travail directement au président de la Chambre des députés, a appris Le Nouvelliste. En outre, ils ont recommandé au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire ( CSPJ) de sanctionner le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Raymond Jean Michel, qui, selon eux, avait conduit le magistrat défunt à la rencontre du 11 juillet. Il faut rappeler que toutes les autorités épinglées dans ce rapport ont déjà nié leur implication dans une quelconque rencontre avec le juge Joseph. Au début du mois d’août, le rapport de la commission sénatoriale d’enquête spéciale avait confirmé que le chef de l’Etat, le Premier ministre et le ministre de la Justice avaient bel et bien rencontré le juge d’instruction Jean Serge Joseph au cabinet de Me Garry Lissade, le 11 juillet 2013. Selon les commissaires, au cours de cette rencontre facilitée par le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Raymond Jean Michel, le magistrat défunt avait subi de fortes pressions et des menaces de la part des deux chefs de l’exécutif et duministre de la Justice. « L’enquête a découvert que la rencontre a bien eu lieu. Et ces autorités y ont pris part. Pour avoir nié leur participation à la rencontre avec le juge défunt, le 11 juillet 2013, dans le cabinet de Me Gary Lissade, ces autorités ont tous menti tant à la commission qu’à la nation», selon un extrait de leur rapport avant de recommander la mise en accusation des dirigeants susmentionnés. Du côté du CSPJ qui enquête sur une éventuelle rencontre entre le pouvoir exécutif et des membres du pouvoir judiciaire, sept membres du pouvoir judiciaire ont accusé le président du CSPJ, Anel Alexis Joseph, de « s’être opposé à ce que des personnalités politiques pointées du doigt dans le cadre de ce dossier soient entendues ».

 

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