Haití: denuncian la situación que siguen viviendo las familias refugiadas por el terremoto de 2010

Le regroupement Force de réflexion et d’action sur le droit au logement (Fòs refleksyon ak aksyon sou koze kay / Frakka ) dénonce des actes de violence, que continuent de subir plusieurs familles de personnes, déplacées après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, dans des camps de fortune.

Frakka appelle ces personnes déplacées ainsi que les citoyennes et citoyens vivant dans les quartiers défavorisés à se mobiliser contre l’administration Martelly / Lamothe en vue de leur prise en charge effective.

Tous les éléments sont là pour provoquer un soulèvement populaire, estime le secrétariat exécutif de Frakka, lors d’une conférence de presse donnée le jeudi 8 août 2013.

Plus de 3 ans et sept mois après le 12 janvier 2010, les personnes déplacées continuent de vivre dans des mauvaises conditions.

Des arrestations en dehors de la loi et des déguerpissements forcés sont encore pratiqués dans certains espaces qui abritent des camps de fortune.

Reyneld Sanon de Frakka cite les cas de camps à Delmas (nord-est de la capitale), à Pétionville (camp Bristou et camp Acra, à l’est de Port-au-Prince), à Lamentin / Carrefour (au sud de Port-au-Prince).

Frakka invite les communautés résidant dans ces camps à « prendre leurs responsabilités » en main, en se soulevant « contre l’actuel gouvernement ».

Frakka déclare considérer la présente équipe gouvernementale comme un corps « de bandits légaux et de délinquants (…), un véhicule avec un système de freinage dysfonctionnel ».

43 mois après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, plus de 75,000 personnes sont toujours dans des camps de fortune un peu partout dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, selon le rapport du mois de juillet 2013 du bureau des nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha).

Les dirigeants auraient camouflé cette réalité en organisant, dans des conditions inappropriées au droit au logement, le déplacement de nombreuses familles, qui étaient établies sur les principaux espaces publics ouverts (les places publiques) dans le cadre d’un programme baptisé 16 /6, vivement critiqué par plusieurs organisations nationales

 

http://www.alterpresse.org/spip.php?article14984#.Ugt8t9K57VV