Presidente haitiano convoca a parlamentarios a discutir ley electoral para el 22 de noviembre

Haïti-Loi électorale : La présidence convoque le parlement à l’extraordinaire pour le 22 novembre

– Le président de la république d’Haïti, Joseph Michel Martelly convoque le parlement à l’extraordinaire, pour le vendredi 22 novembre 2013, en vue de statuer sur le projet de loi électorale, indique un communiqué émanant du bureau de la présidence.

Cette convocation survient, un jour après les assertions de Martelly, selon lesquelles il était en quête d’une entente avec les parlementaires, avant de convoquer les élus de la chambre basse, à l’extraordinaire, pour voter le projet de loi électorale.

La nouvelle loi électorale devrait réglementer les prochaines élections (sénatoriales partielles, locales et communales) en retard d’environ deux ans.

Dans le communiqué, Martelly invite tous les secteurs de la vie nationale à privilégier le dialogue et le consensus, dans un souci de renforcer la démocratie et de garantir la stabilité politique dans le pays.

Martelly est pressé par l’opposition, qui, mettant en doute sa volonté de réaliser des élections dans le pays, continue de réclamer son départ.

« Cette convocation ne change rien à la position du Mouvement patriotique de l’opposition démocratique (Mopod) qui a pour mot d’ordre : élections en 2013 ou démission », réagit le porte-parole du Mopod, Turneb Delpé, dans une interview accordée à AlterPresse.

Pour Delpé, cette convocation entre dans un cadre normal du fonctionnement des institutions haïtiennes et des rapports qui doivent exister entre elles.

Cette loi électorale, comme tant d’autres, pourrait rester, dans les tiroirs de l’exécutif, sans être publiée, anticipe-t-il, sceptique.

Les pressions de la communauté internationale auraient porté la présidence à prendre la décision de convoquer le parlement, à l’extraordinaire, pour le vote de la nouvelle loi électorale, un instrument indispensable dans le processus d’organisation des élections, supputent des politiques.

La présidence a pris 2 mois pour remanier le projet de loi électorale, préalablement élaboré par le Collège transitoire de gestion du conseil électoral permanent (Ctcep).

Le 9 septembre 2013, les députés l’ont voté avant de partir en vacances. Le 2 octobre, ce projet de loi a obtenu le vote des sénateurs, mais dans des termes différents.

Les députés doivent, légalement, se réunir autour du document et le passer au vote.

« Un pays ne peut pas fonctionner suivant les caprices d’un président qui ne fait pas ce que demande la loi », critique le dirigeant du Mopod pour dénoncer les tergiversations de l’exécutif dans ce dossier.

Ce qui est important, c’est la mobilisation qui est en cours contre l’administration Martelly/Lamothe, avance le Mopod, tout en invitant le peuple à rester sur cette même lancée.

Une manifestation est prévue, le lundi 18 novembre 2013 (date qui marquera le 210 e anniversaire de la bataille de Vertières, le 18 novembre 1803, ayant conduit à l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804) par l’opposition qui ne cesse point de multiplier, ces derniers temps, les manifestations de rue pour réclamer le départ de Martelly.

Entre-temps, le mercredi 13 novembre 2013, Martelly a laissé le pays à destination de la Jamaïque, où il séjournera jusqu’au vendredi 15 novembre.

Cette visite entre dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux États.

Martelly compte profiter de son séjour, en terre jamaïcaine, pour aborder, entre autres, des questions liées aux suivis des dossiers de coopération existants.

Des échanges auront également lieu, entre les autorités des deux pays, sur une solution durable à apporter aux problèmes constants, que posent les trafics illicites de la drogue, d’armes et les crimes organisés. [emb kft rc apr 14/11/2013 11:20]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article15474#.UoVfDRr3E0c