Haití: se retrasa la reconstrucción de edificios y espacios públicos tras el terremoto

Haïti – Bilan 2013/ Reconstruction : Bâtiments et espaces publics entre mise en place de soubassements et lenteur

La reconstruction des bâtiments et espaces publics, mise en œuvre par le gouvernement à travers l’unité de construction de logements et de bâtiments publics (Uclbp), ne jouirat pas d’une bonne avancée au cours de l’année 2013, observe AlterPresse.

Le retard, enregistré dans la construction des édifices et espaces publics, serait dû à plusieurs facteurs liés à des diagnostics techniques et financiers, réalisés dans le cadre de ces travaux, justifie le directeur de l’Uclbp, Michel Présumé, dans une interview accordée à AlterPresse.

De mai à début juillet 2013, les travaux de construction des édifices publics avaient brusquement cessé.

D’aucuns évoquaient un problème de financement pour payer les travailleuses et travailleurs.

Le budget 2013, disponible pour la construction des bâtiments publics, est évalué à 128 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 45.00 gourdes ; 1 euro = 63.00 gourdes aujourd’hui), dont 10 millions pour les études et environs, 7,5 millions pour la supervision.

Le trésor public, les fonds de PétroCaribe et ceux de l’annulation de la dette sont officiellement les sources de financement de ces constructions.

Impact de la décision de dénationalisation de la République Dominicaine sur la reconstruction

Le tollé, suscité par la décision de la cour constitutionnelle dominicaine de rendre apatrides des centaines de milliers de Dominicaines et Dominicains, pour la plupart d’origine haïtienne, aurait aussi ralenti les travaux de construction de certains bâtiments publics au cours du mois de décembre 2013, explique Présumé.

Il s’agit notamment des travaux de construction du ministère du commerce et de l’industrie (Mci) et du ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales (Mict), qui sont en train d’être réalisés par la compagnie dominicaine « Hadom constructora ».

Une accélération des travaux, dans ces deux bâtiments, devrait être atteinte à partir de janvier 2014, espère le directeur de l’Uclbp.

Achèvement, en 2014 – au lieu de 2013 -, du Ciné Théâtre Triomphe et de la Villa d’accueil

« Il y avait un ensemble de projets qu’on avait commencés et que nous comptions terminer cette année (2013), particulièrement ceux du Ciné Triomphe et de la Villa d’accueil », rappelle-t-il, soulignant combien le projet avance très bien, au niveau du Ciné Théâtre Triomphe.

Le Triomphe devrait être aisément terminé au cours du deuxième semestre (juillet – décembre) de l’année 2014, rassure-t-il.

La Villa d’accueil, qui est en phase de finition, pourrait être achevée à la fin du deuxième trimestre (juin) de l’année 2014, souhaite Présumé, ne voulant pas donner de date précise.

Des travaux, engagés sur le bâtiment du Corps d’intervention et du maintien d’ordre (Cimo), une unité au sein de la Police nationale d’Haïti (Pnh), situé à Delmas 2, seraient dans un stade très avancé, soit à plus de 60 pour cent.

Préalablement établi au Champ de Mars (non loin de l’ancien palais présidentiel), le bâtiment du Cimo a été détruit pour faire place à l’éventuelle cité administrative, prônée par l’administration du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Laurent Salvador Lamothe.

Pour le parlement, des fondations sont en train d’être mises en place.

En ce qui concerne les espaces publics, des travaux sont en cours sur les places de Canapé-Vert (à l’est de Port-au-Prince), de Sainte Anne (en face du lycée Toussaint Louverture) et du kiosque Occide Jeanty au Champ de Mars.

Ce kiosque devrait être modernisé et transformé en un amphithéâtre, qui pourra accueillir environ 5 mille places assises et 2 mille places debout.

Des retards significatifs au niveau des études et des appels d’offres

Les études, sur les bâtiments du palais de justice de Port-au-Prince, du parquet et du barreau de Port-au-Prince, accusent un retard significatif, confie, par ailleurs, Présumé.

Sont toujours à l’étude les dossiers pour la construction du ministère de la planification et de la coopération externe (Mpce), de l’institut haïtien de statistiques et d’informatique (Ihsi) et de la mairie de Port-au-Prince, ajoute-t-il.

Présumé escompte la fin de ces études en 2014, pour pouvoir lancer les appels d’offres pour la construction de ces bâtiments.

Des appels d’offres sont lancés pour la construction du ministère de l’économie et des finances (Mef), de l’administration générale des douanes (Agd) et de la direction générale des impôts (Dgi), rappelle-t-il.

L’aménagement des routes et de l’espace pour la cité administrative

Deux axes importants de la cité administrative concernent la rue du Champ de Mars et l’avenue Monseigneur Guilloux, partant du carrefour de ia rue Oswald Durand jusqu’à la rue Pavée.

La construction de toutes ces routes est actuellement à l’étude pour le lancement prochain des appels d’offres.

Il est prévu de construire une route de six voies, du côté de la rue du Champ de Mars (entre la rue de la Réunion et le boulevard Harry Truman), dont 2 voies de stationnement et 4 voies de circulation, indique le directeur de l’Uclbp.

Plus de 50 % des dossiers, reçus dans le cadre du processus de l’expropriation des immeubles dans l’aire réservée à la cité administrative, sont déjà analysés, fait-il savoir, signalant le retrait, déjà, de chèques par certains propriétaires.

Certains, en attente, travaillent avec les notaires pour prouver qu’ils sont vraiment propriétaires, explique-t-il.

« L’expropriation, ce n’est pas un acte de méchanceté, mais d’utilité publique. Nous sommes bien obligés de passer par là », fait-il valoir, soulignant que ce processus est réalisé en collaboration avec les différents secteurs de la zone à exproprier.

Le processus d’expropriation fait suite à un arrêté présidentiel, datant du 25 mai 2012, lequel délimite 30 hectares considérés pour le nouveau chantier des bâtiments de l’administration publique.

En juillet 2013, plusieurs propriétaires ont exprimé leur scepticisme par rapport à ce processus d’expropriation.

Certains d’entre eux se plaignaient du retard, mis par les autorités de l’Uclbp pour les dédommager.

http://www.alterpresse.org/spip.php?article15715#.UsE-H_TuLvw