Haití: cuarto día consecutivo de paro de maestros

Haïti-Grève des enseignants : Le Plateau central s’y met aussi

Alors que l’Université publique du centre (Upc) ne fonctionne pas depuis plus d’une semaine, les écoles publiques sont entrées en grève, à l’appel de la plateforme des syndicats d’enseignantes et enseignants haïtiens, constate AlterPresse.

Pour une quatrième journée consécutive (depuis le lundi 20 janvier 2014), les établissements scolaires publics ne fonctionnent pas.

Enseignantes et enseignants publics sont présents dans les salles de classe, mais ils ne travaillent pas.

« Ce n’est pas juste, nous sommes là depuis lundi (20 janvier 2014). Mais, aucun cours n’est dispensé », déplore une élève en classe de 9e année fondamentale au lycée Dumarsais Estimé de Hinche.

D’autres élèves rencontrés menacent de descendre dans les rues de la ville, à l’instar de leurs camarades de Port-au-Prince, pour contraindre les responsables du ministère de l’éducation nationale et les enseignants grévistes à s’asseoir autour d’une table, dans la perspective de faciliter une reprise des cours académiques.

Les enseignantes et enseignants, qui réclament une revalorisation de leur statut – en passant par une augmentation salariale – n’en démordent pas.

Ils ont programmé deux manifestations, pour les mercredi 29 et jeudi 30 janvier 2014.

« Les interventions du titulaire du ministère de l’éducation [Vanneur Pierre] sont destinées au grand public, mais pas pour les enseignants », déclare le directeur de l’école nationale Anténor Firmin, Brissot Hilaire.

Vanneur Pierre aurait choisi de parler à la radio, au lieu de s’engager dans un vrai processus de négociation avec les grévistes, déplore-t-il.

Par ailleurs, les activités sont toujours au point mort à l’université publique du centre (Upc).

Les étudiantes et étudiants à la faculté d’agronomie de l’Upc ne veulent pas faire marche arrière dans leur mouvement de revendications.

L’école moyenne de développement, qui abrite le bureau de l’institut national de la réforme agraire (Inara) et des ateliers de petits métiers, devrait, désormais, appartenir uniquement à l’université publique du centre, tandis que les étudiantes et étudiants doivent avoir accès à des moyens de transport gratuit : telles sont les exigences des protestataires.

Ce jeudi 23 janvier 2014, ils entament le 11e jour de leur mouvement qui n’a toujours pas reçu de réponse du côté des responsables.

D’intenses pourparlers se sont multipliés entre les protestataires et la direction départementale de l’éducation, mais peu d’engagements de part et d’autre.

Les étudiantes et étudiants se sont emparés, à nouveau, de deux autobus de la compagnie publique Dignité, qui étaient au service de l’école normale de Papaye (à quelques kilomètres du bourg de Hinche).

Les élèves de l’école normale de Papaye sont, ainsi, contraints de marcher à pied, tous les jours, sur une distance de 14 kilomètres pour suivre leurs cours.

 

http://www.alterpresse.org/spip.php?article15860#.UuJ6ChAtqM9