Diálogo Nacional: gobierno y algunos partidos acuerdan realizar elecciones este año

Haïti-dialogue : signature de l’accord final sans eux?

La phase II du dialogue inter-haïtien s’est achevée, le mercredi 12 février. L’Exécutif et les partis politiques se sont entendus sur la mise en place d’un gouvernement d’ouverture et sur le fait que le CTCEP changera de nom avec la possibilité pour les institutions de désignation (Exécutif, Législatif et Judiciaire) de changer un seul parmi leurs représentants. Toutefois, des acteurs comme la Fusion des Sociaux-démocrates, Fanmi Lavalas et KONTRAPEPLA perdent confiance dans le dialogue. Sans eux, l’accord final sera-t-il signé? Le rendez-vous est fixé au vendredi 14 février.

Le cardinal Chibly Langlois, qui se dit satisfait du déroulement des discussions, reste confiant quant à la conclusion d’un accord. L’ex-sénateur Youri Latortue, qui est également conseiller spécial du chef de l’Etat, estime que toutes les conditions sont réunies pour la signature d’un accord entre les parties présentes autour de la table. Donc, le départ de ces Haïtiens serait sans effet sur l’aboutissement du dialogue qualifié d’inter-haïtien auquel le Mouvement patriotique de l’Opposition (MOPOD) a refusé de participer.

Notons que le CTCEP, qui doit être remplacé par un CEP, a pour mission de réaliser des compétitions électorales relatives au renouvellement des 2/3 du sénat, de la totalité de la Chambre des députés et des collectivités territoriales. Ce qui renvoie à l’amendement de la loi électorale de 2013. Une mission de 7 membres a été constituée pour formuler des propositions d’amendement du document. Dotée d’un mandat de 10 jours, ladite commission réunit 4 représentants de partis politiques, un représentant du Parlement, un de l’Exécutif et un autre de la Société Civile.

Edmonde Supplice Beauzile rappelle qu’elle ne veut pas d’une solution au rabais. La présidente de la Fusion des Sociaux-démocrates dit avoir été piégée par la grande quantité de partis politiques ayant participé au dialogue. Ils sont au nombre de 59. A peine y a-t-il six partis appartenant vraiment à l’opposition, note Mme. Beauzile qui confie que tout consensus a été difficile à trouver.

De son côté, la coordonnatrice de Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse, qui s’est retirée tôt de la table du dialogue prévient que tout accord émanant de ces discussions n’engage pas le parti dirigé par le Dr. Jean Bertrand Aristide.

Le leader de KONTRAPEP, Jean William Jeanty, estime que Laurent Lamothe n’inspire plus confiance. Alors, il menace de ne pas signer l’accord qui naîtra de ces échanges.

Pour sa part, le député Vickens Dérilus regrette la présence de partis politiques sans représentativité dans les négociations. L’élu de Verrettes n’attend rien de positif des assises de El Rancho.

http://www.signalfmhaiti.com/articles/categorie/2012-02-08-01-56-38/1530-haiti-dialogue-signature-de-l-accord-final-sans-eux.html

 

Fanmi Lavalas abandonne le dialogue 

La coordonatrice de Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse, a claqué la porte du dialogue inter haïtien au deuxième jour de la deuxième phase des discussions.

Mecontente des accords conclus par consensus entre les partis politiques et l’Exécutif, Mme Narcisse dénonce ” un monologue” arguant que les dirigeants des partis proches du gouvernement œuvrent afin de rejoindre les positions du chef de l’état. Il s’agit d’un monologue entre le gouvernement et les partis politiques qui le soutiennent au détriment des intérêts de la majorité de la population, s’est insurgée Mme Narcisse.

Les premiers consensus entre les partis politiques et le chef de l’Etat concernent le maintien du Premier Ministre dans le cadre d’un gouvernement d’ouverture et du Collège Transitoire du Conseil Electoral Permanent (CTCEP).

Fanmi Lavalas refuse de transiger sur ces deux points considérés comme cruciaux pour la réalisation d’élections honnêtes et transparentes. Mme Narcisse exige le renvoi du gouvernement de Laurent Lamothe et de tous les conseillers électoraux. D’après Mme Narcisse ces conditions sont indispensables pour créer un climat de confiance et les conditions propices a la tenue d’élections honnêtes et démocratique.

La coordonatrice de Fanmi Lavalas justifie sa position en rappelant que les conseillers électoraux avaient violé la constitution en lançant le processus d’inscription des partis politiques avant le vote de la loi électorale. Le CTCEP n’est ni crédible ni indépendant, martèle Mme Narcisse déplorant la publication du calendrier électoral a minuit.

Fanmi Lavalas souhaite que le dialogue politique et institutionnel contribue à rechercher des solutions à la crise résultant des retards accumulés pour la tenue des élections sénatoriales en 2010 et 2013.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=23555