Piden la renuncia de Martelly en marcha a 10 años de la caída de Aristide

Centenares de partidarios del partido Fanmi Lavalas, que lidera el expresidente Jean Bertrand Aristide, se manifestaron ayer en Puerto Príncipe para exigir la renuncia del jefe de Estado de Haití, Michel Martelly, constaron los periodistas.

Los manifestantes mostraron carteles con inscripciones en contra de Martelly, además de exhibir pancartas con el rostro de Aristide y leyendas en recordación del décimo aniversario de la salida abrupta del exmandatario, el 29 de febrero de 2004, debido a una revuelta popular armada.

La marcha callejera de este jueves, vigilada de cerca por policías, recorrió barrios populares de la capital haitiana y no pudo acercarse al Palacio Nacional como tenían programado sus organizadores.

Entre el grupo de líderes al frente de la manifestación se pudo observar al coordinador general de Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse, y el dirigente Gerald Gilles.

La manifestación se dispersó sin que se produjeran incidentes. La protesta contra Martelly se produjo después de que el mandatario haitiano realizara una gira por Europa, donde se reunió en Bruselas el presidente del Consejo Europeo, Herman Van Rompuy, y fue recibido por el jefe de Estado francés, François Hollande, y el papa Francisco, además de entrevistarse con otras personalidades.

http://www.listin.com.do/las-mundiales/2014/2/27/312504/Centenares-de-haitianos-piden-la-renuncia-del-presidente-Martelly

Haïti-Politique : Mobilisation de Fanmi Lavalas pour exiger des élections générales

Pour marquer le dixième anniversaire du départ prématuré, le 29 février 2004, de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, l’organisation politique Fanmi Lavalas a foulé le macadam, ce jeudi 27 février 2014, pour exiger des élections générales dans le pays, a observé l’agence en ligne AlterPresse.

Partie avec plusieurs centaines de personnes, devant les ruines de l’église (catholique romaine) Saint-Jean Bosco de Port-au-Prince, la manifestation n’a pas cessé de grossir à travers les différents quartiers populaires, notamment Solino, avant d’arriver devant la place Constitution au Champ de Mars (principale place publique de la capitale), près des ruines du palais présidentiel (détruit dans le tremblement de terre du 12 janvier 2010).

« Cela fait dix ans, depuis qu’on a opéré un coup d’État sanglant ainsi qu’un kidnapping, le 29 février 2004, sur Jean-Bertrand Aristide. Ce coup d’État avait mis fin à un gouvernement démocratiquement élu, causant aujourd’hui une situation chaotique : la faim, le chômage, la misère du peuple, la vie chère, des persécutions politiques », déclare la porte-parole du parti Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse, dans une interview à AlterPresse.

Historiquement, les partisans lavalas ont toujours évoqué « un coup d’ État » contre Aristide, qui avait dû démissionner, en février 2004, suite à un mouvement de revendications contre son mode de gestion, parallèlement à une fronde armée d’anciens supporters lavalas (identifiés comme des rebelles) principalement basés aux Gonaïves (Artibonite / Nord).

A la veille du 29 février 2004, l’ambassade étasunienne à Port-au-Prince a appelé « les forces armées du Nord » à freiner leur progression en direction de la capitale, en attendant la conclusion d’échanges ou de « négociations » sur l’évolution de la situation…

A l’époque, les rebelles armés se trouvaient très proches de Port-au-Prince, dans la zone de Mirebalais…

« Son échec [celui d’Aristide] à adhérer aux principes démocratiques a contribué à la profonde polarisation et aux violentes émeutes, auxquelles nous assistons aujourd’hui en Haïti. Ses propres actions remettent en question sa capacité à gouverner Haïti. Nous l’invitons à examiner sa position soigneusement, à accepter la responsabilité, et à agir dans l’intérêt du peuple d’Haïti », indiquait un communiqué officiel de la Maison blanche étasunienne, émis la veille du départ d’Aristide (le 29 février 2004) pour la République Dominicaine.

Entre-temps, les États-Unis d’Amérique préparaient l’envoi de troupes, via une résolution du conseil de sécurité des Nations Unies, pour faire face à la nouvelle situation qui allait découler de la chute d’Aristide.

Ce sont les marines qui ont emmené Aristide et les 40 autres dignitaires prendre des avions spéciaux à l’aéroport international de la capitale, rapportait la presse à l’époque.

Dans l’après-midi du 29 février 2004, par différentes interventions dans la Presse locale, l’ambassadeur américain accrédité en Haïti James B. Fowley a averti que la force arrive, qu’il fallait faire tout en même temps et que le Conseil de Sécurité des Nations Unies allait voter, dans la soirée, le déploiement d’une force multinationale dans le pays.

Fowley a, par la même occasion, convié la population à se tourner vers l’avenir, vu qu’il n’y a présentement pas d’État, ni institution ni Police.

Dix ans après ces circonstances, Fanmi Lavalas a organisé une démonstration dans les rues pour faire entendre ses desiderata par rapport à la conjoncture actuelle.

« Cette manifestation (du jeudi 27 février 2014) sera le début d’un vaste mouvement de mobilisation, pour qu’il y ait des élections honnêtes, crédibles et démocratiques dans le pays », annonce Dre. Narcisse.

Cette manifestation a lieu alors que le parti politique Fanmi Lavalas s’est retiré du processus de dialogue, entamé en janvier 2014, entre des partis politiques, le pouvoir en place et le parlement.

« Fanmi Lavalas avait demandé des choses très claires, comme une nouvelle équipe gouvernementale, un nouveau Conseil électoral provisoire (Cep), pour remplacer ce Collège transitoire du conseil électoral permanent (Ctcep), qui démontrait qu’il n’était pas indépendant, qui n’était pas crédible », explique Maryse Narcisse.

L’accord final de ce dialogue, dit inter haïtien, n’est toujours pas signé par les parties.

En attendant, Fanmi Lavalas semble revenir à sa revendication antérieure, à savoir des élections générales en 2014, impliquant le départ du président Joseph Michel Martelly.

Toutefois, la porte-parole du parti demeure dans une position fragile au sein de son propre camp, alors que des militants affichent leur distance vis-à-vis de ses décisions.

Certains vont jusqu’à mettre sur le tapis d’éventuels rapports de la porte-parole de Fanmi Lavalas avec l’épouse du président Martelly, Sophia Saint-Rémy.

Fanmi Lavalas a donné un aperçu de ces divergences le 16 décembre 2013, lorsque Maryse Narcisse a été empêchée de prendre la parole par des individus affichant leur soutien au sénateur Jean-Charles Moïse.

http://www.alterpresse.org/spip.php?article16066#.UxBLF2J5Ml8