Sindicatos de maestros realizan huelga general en diez departamentos

Mise en garde des enseignants haïtiens

La plateforme des syndicats d’enseignantes et enseignants (l’UNNOH), la Confédération nationale des éducatrices et éducateurs haïtiens (CNEH), le Corps national des éducatrices et éducateurs haïtiens (CONEH), la Fédération nationale des travailleuses et travailleurs en éducation (FENATEC), ont annoncé une grève générale dans les dix départements du pays pour le lundi 28 avril 2014, pour réclamer du gouvernement de meilleures conditions de travail. Il s’agit d’un mouvement pour exiger le paiement intégral de tous les arriérés, la nomination des professeurs et des étudiants issus de l’Ecole normale supérieure et de l’Ecole normale des institutrices et instituteurs, la publication de la loi sur le Fonds national d’éducation (FNE), une carte d’assurance pour les enseignantes et enseignants et des cafétérias dans les écoles, a fait part les syndicats l’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH). « Si rien n’est fait, le 28 avril prochain, les enseignantes et enseignants projettent de gagner les rues pour obtenir satisfaction de leurs revendications », déclaré Josué Mérilien, responsable de l’UNNOH. Ce sera la deuxième vague de mobilisation enclenchée dans le secteur de l’éducation, après la grève illimitée dans les écoles publiques au cours du mois de janvier 2014. Cette situation va rendre plus lourde la tâche des responsables, ces derniers qui se plaignent toujours de n’avoir pas pu disposer de grands moyens efficaces afin de répondre aux desiderata des enseignantes et enseignants. A entendre le nouveau ministre de l’Education nationale et de la formation professionnelle (MENFP), Nesmy Manigat qui, a remplacé à ce poste Vanneur Pierre, lors du dernier remaniement ministériel le 2 avril 2014, a fait savoir qu’il ne ferait pas de miracles. Une déclaration qui a fait l’affaire du syndicaliste Josué Mérilien qui abondé dans le même sens que le ministre « La crise dans l’éducation dépasse largement la compétence technique du ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle. C’est une question qui doit être traitée au plus haut niveau du gouvernement ». Josué Mérilien a dénoncé des gabegies administratives dans le dossier de subventions des écoles et la question de cafétéria dans les écoles publiques. Il a appelé à un audit administratif sur l’ancienne administration de Vanneur Pierre. Incident ou intimidation : Dans le cadre de la mobilisation lancée par les responsables de la plateforme syndicale des enseignantes et enseignants, un véhicule transportant le syndicaliste Josué Mérilien et deux autres camarades dont l’avocat et homme politique André Michel, opposant farouche du gouvernement, a été saisi par la police nationale à Mirebalais (40 Km au nord-est de la capitale, Port-au-Prince) mercredi 16 avril 2014. Selon les informations, les trois hommes devaient prendre part à une réunion des enseignantes et enseignants à Hinche (département du Centre) à la suite de la tenue d’une journée nationale sectorielle dans le cadre de la mobilisation lancée pour le lundi 28 avril 2014. Ils ont été retenus par les agents de l’ordre pendant trois heures. « Le seul motif, avancé par les policiers nationaux pour garder le véhicule et ces hommes pendant 3 heures, serait l’absence de la carte d’assurance du véhicule, malgré la présence, sur le pare-brise avant, de la vignette d’assurance qui n’expire pas avant le mois de novembre 2014. Ce n’est autre qu’une « manœuvre d’intimidation classique ». Un « incident qui n’aurait pas dû arriver », a expliqué André Michel (AlterPresse). 

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