Docentes iniciaron huelga indefinida y anuncian gran movilización

Haïti-Traitements des enseignants : La grève illimitée du 23 avril et la mobilisation du 28 avril maintenues

A côté de la grève illimitée, initiée ce 23 avril par d’autres syndicats de professeurs, la plateforme, regroupant sept organisations syndicales d’enseignantes et d’enseignants en Haïti, maintient la manifestation annoncée pour le lundi 28 avril 2014, apprend AlterPresse.

La manifestation vise à forcer le gouvernement à accorder de meilleurs traitements aux enseignantes et enseignants, notamment.

La plateforme reste sur sa position, en dépit de la promesse récente d’un relèvement de traitements, faite par le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), Nesmy Manigat.

Le mardi 22 avril, une rencontre a eu lieu entre ces syndicalistes et les responsables du ministère.

« Malgré cette rencontre, les réponses que nous attendons ne sont pas encore clairement données. Pour cela, la mobilisation du 28 avril (2014) est toujours maintenue », fait savoir Josué Mérilien, le coordonateur de l’Union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh), en conférence de presse ce 23 avril.

Les revendications de la plateforme ne sont pas négociables, notamment : le paiement intégral des arriérés de traitements des professeurs, un traitement de base de 50 mille gourdes (US $ 1.00 = 46.00 gourdes ; 1 euro = 65.00 gourdes aujourd’hui) qui doit figurer dans le budget national, la question des cafétérias dans toutes les écoles, la question des 34% du budget national consacrés à l’éducation, l’argent du crédit Pa m qui a fait faillite et l’assurance à couvrir pour les enseignantes et enseignants, soutient l’Unnoh.

« Ce qui est important, ce n’est pas 38%, 28 % du salaire de misère. Mais, il faut fixer un traitement de base, pour sortir de la logique du salaire misérable des enseignants. Il [Nesmy Manigat] parle de treize mille gourdes pour les instituteurs. Ce qui est grave, parce qu’un instituteur, c’est celui qui travaille dans les classes primaires et fondamentales. Ce sont ces personnes qui créent des bases pour l’école. Si on les traite ainsi, on leur dit de ne pas enseigner ».

La mobilisation doit démarrer le lundi 28 avril 2014, avec des manifestations et une grève illimitée dans toutes les écoles publiques du pays.

Parallèlement, la plateforme des organisations du secteur de l’éducation d’Haïti annonce une série de cours de rattrapage gratuits, à l’intention des élèves concernés par les examens d’Etat.

Elle lance également un appel de solidarité à toutes les organisations sociales et syndicales, pour contribuer dans ce vaste mouvement de mobilisation.

Par ailleurs, ce mercredi 23 avril, le ministère de l’éducation a rencontré les responsables de la Plateforme des enseignantes et enseignants d’Haïti, un autre groupe de syndicats ayant lancé une grève générale illimitée à compter d’aujourd’hui.

« Les professeurs étaient présents sur la cour des écoles, mais ils n’ont pas travaillé. La grève continue, les informations ne sont pas suffisantes pour travailler. Les professeurs attendent la revalorisation de leurs chèques », souligne à AlterPresse Lourdes Edith Joseph Delouis, secrétaire générale de la Confédération des enseignantes et enseignants haïtiens (Cneh), quelques minutes après la rencontre avec le ministère de l’éducation nationale.

Ce 24 avril 2014, plusieurs professeurs ne se sont pas présentés dans certains établissements scolaires publics, notamment le Lycée Anténor Firmin, où les élèves sontdan restés sur la cour, faute d’enseignants dans les salles de classe.

La masse salariale a été augmentée à l’intérieur du budget révisé, pour qu’on puisse répondre aux revendications des enseignants, précise, lors d’une conférence de presse ce 23 avril, la titulaire du ministère de l’économie et des Finances (Mef), Marie Carmelle Jean-Marie.

Déposé le 22 avril à la chambre des députés, le projet-loi révisé de finances 2013-2014 doit être sanctionné par le parlement avant les décaissements prévus.

Relevant des dépenses inutiles et des taxes injustifiées, le sénat de la république avait rejeté la première version du premier projet-loi de finances pour l’actuel exercice fiscal 2013-2014.

http://www.alterpresse.org/spip.php?article16335#.U1jZV2J5Ml8