Anuncian agenda de encuentros entre partidos para superar crisis política

Haïti-Politique : La Commission de suivi de l’accord d’El Rancho annonce une série de rencontres

La commission de suivi de l’accord d’El Rancho émerge et annonce un agenda de rencontre avec plusieurs acteurs sociaux et politiques dans un délai de 30 à 60 jours, lors d’une conférence de presse ce 16 septembre 2014.

L’accord politique d’El Rancho est ce document de 7 pages comportant 14 articles qui a permis le partage du pouvoir, propose le vote de loi dont l’une sur l’aménagement du territoire, adresse le retrait de la Mission de casques bleus de l’ONU et projette des élections pour 2014.

Silencieuse depuis de longs mois, la commission de suivi a fait une sortie médiatique pour affirmer que l’accord existe encore « en dépit des difficultés, des failles, des critiques, des discrédits et des inquiétudes ».

Dans l’agenda de travail annoncé, il est prévu que la commission aura 10 rencontres notamment avec le législatif, l’exécutif, le judiciaire, le Conseil électoral provisoire, la classe politique haïtienne, la société civile, la communauté internationale et les acteurs culturels, a fait savoir Me Osner H. Févry, secrétaire rapporteur de la commission.

La violation de la loi par les juges, la question de la détention préventive prolongée, la violation des droits humains, l’injonction reçue par la justice de la part du pouvoir politique, l’état d’avancement de tout ce qui a été entendu dans le cadre de l’accord feront l’objet de ces rencontres.

« L’accord d’El Rancho ne contient aucun point de coercition qui contraint les acteurs à agir », a rappelé l’ex-sénateur Yvelt Chéry, président de la commission, pour faire allusion à la réticence remarquée à appliquer cet instrument.

Celui ci « reste encore puissant », a-t-il nuancé, considérant les débats qu’il continue de susciter dans les milieux politiques.

« L’accord a des effets politiques sur le pays. Il se peut qu’il y ait des négatifs », a-t-il reconnu.

L’article 12 de cet accord se trouve depuis plusieurs mois au cœur des querelles entre différents acteurs politiques. Cet article est lié à l’existence et au fonctionnement d’un Cep, à l’amendement de la loi électorale et aux décisions à prendre en cas de son non amendement.

La commission a dit par ailleurs avoir pris note de l’annonce par le Cep de son incapacité à respecter l’échéance du 26 octobre pour les élections sans se laisser aller à plus de commentaires.

La conférence de presse de la commission intervient alors que les pouvoirs Exécutif et Législatif n’ont toujours pas retenu de date pour leur prochain dialogue annoncé depuis une semaine.

http://www.alterpresse.org/spip.php?article17024#.VBlzapSSwYF