Crisis política: vicepresidente del Senado llama al diálogo para “evitar una guerra civil”

Le vice-président du sénat appelle au compromis pour éviter le chaos

Le vice-président du sénat, Andris Riché, convie les acteurs politiques concernés par la crise pré-électorale à trouver un terrain d’entente afin d’écarter le spectre de la « guerre civile » qui menace le pays.

« La nation attend un dénouement, car la guerre civile est à nos portes », a prévenu le sénateur Riché, alors qu’un nouveau round de dialogue est envisagé entre le pouvoir et l’opposition afin de lever les obstacles qui empêchent la tenue prochaine des élections.

« J’espère que les protagonistes vont se mettre d’accord pour qu’une rencontre ait lieu le plus rapidement possible », a déclaré le sénateur à des journalistes accrédités au parlement.

La semaine dernière, le président Michel Martelly a exprimé sa volonté de rencontrer les six sénateurs et les partis de l’opposition qui contestent le processus électoral tel qu’il a été conduit jusqu’à présent.

La même disposition a été manifestée du coté de l’opposition, mais aucune date n’a encore été fixée ni un agenda retenu pour le déroulement des discussions.

Ces échanges devraient aboutir au déblocage de la situation et favoriser le vote par le Sénat des amendements à la loi électorale, incontournables pour la tenue des élections.

Ces élections, en retard depuis 2011, devraient permettre le renouvellement des deux tiers (2/3) du Sénat, de la chambre des députés (112 élus) et des collectivités territoriales (140 conseils municipaux et 570 conseils d’administration de sections communales).

Question de temps de préparation, ces élections paraissent techniquement impossibles à la fin de cette année.

Impatiente, la communauté internationale ne mâche pas ses critiques contre l’opposition législative. L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Samantha Power, accuse les six sénateurs de l’opposition de prendre en otage les élections.

Elle intervenait la semaine dernière à une réunion du Conseil de sécurité à New-York, aux cotés de la représentante du secrétaire général en Haïti, la trinidadienne Sandra Honoré.

En plus de pointer la responsabilité des sénateurs réfractaires dans la persistance de la crise, la fonctionnaire onusienne a exprimé des préoccupations relatives au vide institutionnel qui pourrait se produire à partir de l’année prochaine, si le parlement devient inopérant.

Réagissant à ces propos, des responsables politiques ont estimé qu’ils étaient mal venus. Des secteurs sociaux consultés par AlterPresse s’insurgent contre l’attitude de la communauté internationale qualifiée de « rétrograde ». Selon le Mouvement démocratique et populaire (Modep), l’ONU et les Etats-Unis ont tout au moins fait « une mauvaise lecture de la situation.

Alter Presse