Exigen retiro de la MINUSTAH al cumplirse 20 años de la invasión de EEUU

« Pati kan pèp la » se rappelle de 1994 et continue d’exiger le départ de la Minustah

Le parti politique Pati kan pèp la exige le départ, du pays, de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), à l’occasion du 20e anniversaire (19 septembre 1994 – 19 septembre 2014) du débarquement de 20,000 marines étasuniens, intervenus en Haïti pour préparer le retour physique (le 15 octobre 1994) de Jean-Bertrand Aristide (déposé par un coup d’Etat militaire sanglant le 30 septembre 1991).

Dans une conférence de presse, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse, ce 19 septembre 2014, Pati kan pèp la a voulu marquer cette date (du 19 septembre) symbolique dans l’histoire d’Haïti.

L’organisation politique a profité pour « dénoncer la force onusienne qui continue de piétiner la souveraineté et la dignité du peuple haïtien », souligne Reyneld Sanon, membre du secrétariat exécutif du Pati kan pèp la.

Le débarquement des forces américaines le 19 septembre 1994 est survenu après un coup d’Etat orchestré le 30 septembre 1991 contre l’ancien président Jean Bertrand Aristide (7 février 1991- 30 septembre 1991 ; 7 février 2001 – 29 février 2004) par les militaires putschistes de l’époque.

Élu président le 16 décembre 1990, Aristide reviendra physiquement en Haïti, le 15 octobre 1994, grâce à l’intervention militaire des américains.

Cette intervention militaire a contribué à ouvrir la porte à une autre occupation du pays à travers la présence militaire de la force onusienne, rappelle Pati kan pèp la.

Suite au départ d’Aristide, une nouvelle fois pour l’exil, le 29 février 2004, la mission onusienne est venue s’installer en Haïti à partir de juin 2004.

Le putsch contre Aristide en septembre 1991 a été commis avec la complicité de la classe dominante haïtienne et des pays impérialistes, notamment les Etats-Unis d’Amérique, souligne le secrétariat exécutif du Pati kan pèp la.

« Pendant ces trois ans (1991 – 1994), les putschistes, les membres du Front paramilitaire pour l’avancement et le progrès haïtien (Fraph) ont assassiné des milliers d’opposants haïtiens. Beaucoup de ces derniers ont été contraints de s’exiler ».

Des maisons d’opposants au régime ont aussi été incendiés, notamment à Cité Soleil, au cours du mois de novembre 1993.

C’étaient des actes d’une barbarie inimaginable, se souvient le Pati kan pèp la.

Par ailleurs, la Minustah est impliquée, depuis 2004, dans de multiples exactions, dont des vols, des viols et des actes de torture, dénoncent régulièrement des organisations locales de défense de droits humains.

La Minustah est aussi responsable de l’introduction de l’épidémie du choléra en Haïti, qui a déjà tué plus de 9 mille personnes à date, suivant divers rapports scientifiques.

Cette semaine, la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) a monté au créneau pour condamner le rapportdu Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-moon, qualifiant la présence, depuis 10 ans, de la Minustah de réussite en termes de stabilisation.

Ce rapport, qui recommande une réduction des troupes à 2 mille soldats et une prolongation pour encore un an (jusqu’en octobre 2015), a été présenté, le jeudi 11 septembre 2014, devant le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu).

Alter Presse