Haití: con medidas nuevas, arranca el nuevo ciclo lectivo

Le Menfp affirme sa détermination à appliquer les 12 mesures annoncées en août

Le ministre de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), Nesmy Manigat, assure que les douze mesures, adoptées, au mois d’août 2014, pour un meilleur fonctionnement de l’école à travers Haïti, seront applicables à partir de cette année, au cours d’un entretien à AlterPresse ce 8 septembre.

Abordé sur l’application des nouvelles dispositions visant à faciliter un meilleur fonctionnement du système éducatif dans le pays, le ministre Manigat « confirme » que tout sera mis en œuvre pour appliquer les 12 mesures.

Un permis d’enseigner valable pour 2 ans pour les professeurs, une carte d’identité pour chaque établissement scolaire, une campagne de vaccination en faveur des élèves au début de chaque année et une seule évaluation officielle de fin d’études pour les classes terminales font partie des nouvelles mesures édictées par le ministère.

Le ministre justifie sa démarche par la nécessité d’« un autre modèle d’école pour tous les enfants ».

Mais, pour les syndicats, les mesures ne constituent pas une garantie, car, croient-ils, ce sont les « institutions étatiques qui sabotent généralement leurs propres mesures ».

La rentrée scolaire symbolique, pour l’année académique 2014-2015 a lieu à Léogane, ville du département de l’Ouest.

Les activités officielles du lancement se sont déroulées dans 3 écoles publiques de cette ville, le lycée Anacaona et les écoles nationales Juérin et Sainte Rose de Lima.

C’est pour la première fois depuis l’arrivée de cette équipe au pouvoir, il y a 3 ans, que la rentrée est réellement effective au mois de septembre, depuis.

Plus de 3 millions d’élèves doivent reprendre le chemin de l’École pour cette année, selon la direction de communication du ministère.

Deux tiers des 3 millions sont attendus en cycle fondamental. 40 % du chiffre sera accueilli dans les 3000 écoles publiques recensées sur le territoire dont 203 lycées.

D’après Miloody Vincent, responsable de la communication du ministère entre « 2,5 à 3 milliards de gourdes » ont été globalement mobilisées pour faciliter la rentrée.

En dépit de la mobilisation de tous ces fonds, les professeurs continuent de réclamer le paiement des arriérés de salaires, constituant une dette du ministère à leur égard.

Ils devront attendre la fin du mois de septembre, échéance annoncée par le Ministère de l’Éducation pour régler ces 13 mois d’arriérés de salaore à 1 000 enseignants.

La plateforme haïtienne des organisations de l’éducation (Phoe) appelle les autorités du ministère à créer un fonds spécial pour le paiement rapide des arriérés.

http://www.alterpresse.org/spip.php?article16980#.VA78BBZUi1t