Realizan movilización por el 23° aniversario del golpe de Estado a Aristide y reclaman su liberación

 Mobilisation annoncée en faveur d’Aristide mis sous surveillance renforcée

Alors que la surveillance de Jean Bertrand Aristide a été renforcée depuis le samedi 27 septembre 2014, le parti Fanmi lavalas annonce une manifestation à Port-au-Prince ce 30 septembre, date marquant le 23è anniversaire du coup d’Etat sanglant orchestré contre l’ancien président (7 février 1991- 30 septembre 1991 ; 7 février 2001 – 29 février 2004), apprend AlterPresse.

En plus de commémorer le 23è anniversaire du coup d’Etat sanglant du 30 septembre 1991, cette manifestation vise aussi à dénoncer « les persécutions » dont Aristide ferait l’objet, fait savoir l’ancien sénateur et membre du parti Fanmi Lavalas, Louis Gerald Gilles, à AlterPresse.

« Nous commémorons non seulement la mémoire de toutes les victimes du 30 septembre, qui ont donné leur vie pour la démocratie à l’époque de ce coup d’Etat, mais aussi, toutes les personnes qui continuent de subir des abus et persécutions politiques », indique Gilles.

Ce coup d’Etat réalisé le 30 septembre 1991 par les militaires a fait des milliers de victimes.

Par la suite, 20 mille GI sont intervenus en Haïti, le 19 septembre 1994, en vue de préparer le retour physique, le 15 octobre 1994, de Jean-Bertrand Aristide, élu démocratiquement président le 16 décembre 1990.

« 23 ans après, le processus démocratique n’a pas évolué. Le système politique actuel est marquée par l’exclusion politique et sociale », dénonce l’ancien sénateur.

« Ce 30 septembre, nous allons dénoncer les persécutions politiques [menées] par le pouvoir duvaliériste de Martelly ».

Il y avait une seule patrouille avec des policiers sans cagoule devant la résidence d’Aristide. L’autre jour (samedi 27 septembre), trois camions d’agents de l’Unité départementale de maintien de l’ordre (Udmo), en cagoule, ont débarqué pour nous intimider », rapporte Gilles.

Des dizaines de partisans proches d’Aristide se sont vite rassemblés devant la résidence de l’ex-président en signe de solidarité.

Aristide fait l’objet d’un mandat d’amener et d’une assignation à résidence, émis par le juge d’instruction Lamarre Bélizaire, dans le cadre d’une enquête sur des faits de trafic illicite de drogue et blanchiment d’argent reprochés à Aristide et certains de ses proches.

Seulement les actions du juge Bélizaire, réputé proche du palais national sont mal vues. La justice haïtienne est au service du pouvoir en place qui tente, selon Gilles, de bloquer la participation du parti Fanmi lavalas aux prochaines élections.

La résistance farouche des militants proches du parti contre ce pouvoir sera toujours au rendez-vous, réitère l’ex sénateur du parti.

La manifestation du parti Fanmi lavalas, annoncée pour ce 30 septembre, démarrera devant l’Eglise Saint-Jean Bosco et prendra fin devant la résidence d’Aristide à Tabarre.

Une autre manifestation rassemblant plusieurs milliers de personnes a eu lieu le samedi 27 septembre au Cap-Haïtien (248 km au nord de la capitale Port-au-Prince) pour dénoncer les dérives du pouvoir en place.

Alterpress