Comienzan las deportaciones y presidente haitiano pide ayuda para acoger repatriados

Tras la culminación del proceso de inscripción del Plan Nacional de Regularización de Extranjeros, la Dirección General de Migración, el Ministerio de Relaciones Exteriores, el Ministerio de Defensa, la Policía Nacional y otras instituciones han coordinado una estrategia para llevar a cabo las repatriaciones a los indocumentados que se encuentran en el país y no se adhirieron al plan.

Antes del anuncio de las medidas, el director general de Migración, Rubén Darío Paulino Sem, pidió a los extranjeros que sí participaron del Plan, o que están en situación regular, que circulen por la vía pública con la documentación expedida por el Ministerio de Interior y Policía a los fines de evitar problemas con las patrullas de migración que estarán circulando por el territorio nacional.

Desde las primeras horas de este jueves, los organismos de inteligencia del Estado realizarán levantamientos en las zonas donde habitan extranjeros. Una vez hecha la labor de inteligencia, estos organismos le entregarán un informe a la Dirección General de Migración, con detalles sobre dónde están ubicados, número exacto de indocumentados, y cuándo y a qué hora debe hacerse un operativo para detenerlos, y proceder a la repatriación, conforme indican las leyes en estos casos. “Los operativos no se realizarán sin antes hacer el trabajo de inteligencia”, dijo un alto oficial de las Fuerzas Armadas, quien, además, indicó que en los mismos participarán los departamentos de inteligencia de las Fuerzas Armadas y de la Policía Nacional.

Paulino Sem sostuvo una reunión ayer con el jefe de la Policía Nacional, Manuel Castro Castillo, con la finalidad de coordinar el aporte del cuerpo del orden. “En el caso de la Policía nos está apoyando en labores de inteligencia en todo el territorio y en la identificación de dónde están la mayor cantidad de indocumentados”, dijo Paulino Sem.

Plan de acción

La Dirección General de Migración divulgó ayer el Plan de Acción de la Política Migratoria 2015-2016 en el que se detalla el protocolo a implementar. La depuración y evacuación final de cada caso se realizará en siete Centros de Acogida: el Vacacional de Haina, en el Distrito Nacional; uno en Santiago de los Caballeros; Benedicto, en La Altagracia y otros en Pedernales, Jimaní, Elías Piña y Dajabón. Cada Centro tendrá un equipo profesional interdisciplinario.

Para la interdicción migratoria se usarán metodologías a fin de garantizar la protección de los derechos humanos, el debido proceso legal y la individualización de los casos, para lo que contarán con la asesoría de la Organización Internacional de las Migraciones (OIM), Organización de las Naciones Unidas (ONU), Conani y otros.

Aseguraron que militares y policías que apoyarán a Migración no usarán armas letales, sino macanas y armas taser. Las repatriaciones se harán de 6:00 a.m. a 5:00 p.m., de lunes a sábados, excepto domingos y días feriados. El documento, firmado por el director general de Migración, señala que también apoyarán el plan el Ministerio de Salud Pública, de Obras Públicas y Comunicaciones , de Educación Superior, Ciencia y Tecnología, la Procuraduría General de la República, y el Consejo Nacional para la Niñez y la Adolescencia (Conani).

Reunión con la Jefa de la Minustah

El canciller Andrés Navarro; el ministro de Defensa, teniente general William Muñoz Delgado y el director de Migración, mayor general Rubén Darío Paulino Sem, sostuvieron ayer una reunión de trabajo con la jefa de la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas en Haití, Sandra Honoré.

“Nos sentimos altamente complacidos y honrados con la visita de tan honorable representante especial de las Naciones Unidas y responsable de la misión de estabilización en la vecina nación. Hemos profundizado el proceso de diálogo iniciado desde el pasado año sobre el mandato de la Minustah y, además, agradecemos la decidida muestra de cooperación de la Misión en este momento en apoyo a la Policía Haitiana en la seguridad de nuestras sedes diplomática y consulares”, declaró Navarro, tras el encuentro realizado en el Salón Caoba de la Cancillería.

Durante el encuentro, el Canciller, el ministro de Defensa, los comandantes generales, el director de Migración y Honoré también abordaron el tema de la seguridad en fronteriza entre República Dominicana y Haití.

Diario Libre

Haïti-RD : Absence de dispositifs pour accueillir les éventuels rapatriés, dénoncent des organisations de la société civile

Il n’existe pas d’infrastructures appropriées pour recevoir les migrants haïtiens qui seront rapatriés de la République Dominicaine, dénoncent plusieurs organisations haïtiennes, lors d’une conférence de presse donnée ce mercredi 17 juin 2015.

Le gouvernement haïtien n’a aucun contrôle sur la façon dont seront effectués les rapatriements des Haïtiens et des Dominicains d’origine haïtienne, fustige le président du Conseil d’Administration du Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr), Philippe Jean Thomas.

Les personnes qui ne sont pas inscrites au Plan national de régularisation des étrangers (Pnre) seront rapatriées à n’importe quel moment parce qu’il n’y aura pas de prolongation du processus qui prend fin à partir ce 17 juin, avertit-il, faisant allusion au moratoire de 45 jours, officiellement annoncé par les autorités dominicaines.

Le mardi 16 juin 2015, les autorités haïtiennes ont appelé à la solidarité nationale pour accueillir les migrantes et migrants qui seront rapatriés de la République Dominicaine.

Philippe Jean Thomas reste sceptique quant à l’application par les autorités dominicaines du protocole d’accord signé avec l’Etat haïtien, selon lequel il ne doit pas y avoir de rapatriements dans la nuit et de séparation de familles lors de ces opérations.

Ce protocole n’a jamais été respecté jusqu’à aujourd’hui, condamne-t-il.

Garr regrette que le gouvernement haïtien n’ait pas dépêché des économistes pour évaluer les avoirs des éventuels rapatriés haïtiens en vue de les aider à conserver leurs biens lors de ces expulsions.

En outre, le Groupe appelle à la vigilance face à l’éventuelle déportation de criminels dominicains vers Haïti.

« L’attitude de nos dirigeants laisse à désirer » dans ce dossier de rapatriements, critique le coordonnateur général du Collectif du 4 décembre, Jean-Robert Argant, appelant, toutefois, à accueillir « fièrement et avec dignité » les rapatriés.

La réponse à une correspondance adressée en mai dernier à des officiels du gouvernement a été attendue en vain en ce qui concerne les dispositions qui seront mises en place par le pouvoir.

Dans cette correspondance, des explications ont été demandées au gouvernement sur les dispositions administratives envisagées pour recenser les personnes refoulées et leur intégration.

Le protocole sanitaire mis en place pour accueillir les familles rapatriées, les modalités pour les nourrir à court, moyen et long terme et les doter de toutes les pièces d’identité qui leur ont fait défaut en République Dominicaine y figuraient également.

Le Collectif du 4 décembre appelle le gouvernement haïtien à redresser la barque en faisant respecter les droits de ces personnes qui seront rapatriées.

« Non à l’abject, halte au racisme et à la xénophobie », martèle Argant.

Il présume que « la lutte pourra être longue mais, la victoire est certaine pourvu qu’on soit prêt à faire les sacrifices » qui s’imposent.

« C’est une honte pour l’Etat dominicain qui ne respecte pas la dignité humaine (…) La République dominicaine se comporte comme un Etat voyou, un bourreau », fustige le directeur exécutif du Centre d’analyse et de recherche en droits humains (Cardh), Gédéon Jean.

Il appelle, encore une fois, les pays dits amis d’Haïti à se prononcer sur la question, en forçant l’Etat dominicain à appliquer les conventions internationales relatives aux droits humains pour ne pas se faire implicitement complices de la République Dominicaine.

Les rapatriements des Haïtiens et des Dominicains d’origine haïtienne par les autorités dominicaines constituerait un banditisme d’Etat, dénonce, pour sa part, Ginette Chérubin, membre du Comité d’union et de support aux municipalités (Cusm).

Face à cette éventualité, l’inquiétude et la peur continuent de grandir chez les migrants haïtiens vivant dans les régions frontalières dominicaines.

Des dizaines de milliers de migrants haïtiens et des dominicains d’origine haïtienne qui n’ont pas pu jusqu’à aujourd’hui s’inscrire au Pnre sont concernés par ces rapatriements massifs.

Pris le 23 septembre 2013, un arrêt 168-13 du Tribunal constitutionnel dominicain, qui a enlevé la nationalité dominicaine de plusieurs centaines de milliers de Dominicaines et Dominicains, d’origine haïtienne pour la plupart, est à la base de ces rapatriements.

AlterPresse

Rapatriement : le gouvernement haïtien appelle à la solidarité nationale

Le gouvernement a présenté, mardi, à l’hôtel Karibe, le « plan de contingence d’Haïti» dans l’éventualité de rapatriement de plusieurs milliers de nos compatriotes en situation irrégulière en terre voisine. Le Premier ministre Evans Paul en a profité pour souligner le « caractère discriminatoire » de cette mesure prise par les autorités dominicaines visant à expulser tous ceux qui vivent en situation irrégulière sur le territoire dominicain.

Selon Evans Paul, quatre points officiels à Malpasse, Ouanaminthe, Anse à Pitre, et Belladère ont « des dispositifs » pour recevoir les déportés haïtiens. « Pour gérer une telle situation, il faut, premièrement, que le gouvernement prenne sa responsabilité, à travers toutes les autorités concernées », ajoute le chef du Gouvernement.

Au-delà des responsabilités du gouvernement, le Chef de la primature a lancé un appel à la solidarité nationale soulignant « Il ne faut pas qu’il y ait de rivalités entre le pouvoir, l’opposition et la société civile autour de cette question. Tous les Haïtiens doivent s’unir pour recevoir nos compatriotes avec honneur et dignité ».

Le Gouvernement haïtien dit être mobilisé pour accueillir les compatriotes menacés de rapatriement à partir du 18 juin 2015, alors que le Chancelier Lener Renauld avait laisser croire que le Gouvernement Dominicain avait accordé une prolongation de 45 jours. Soyons clair, au-delà de toute démagogie, il n’y a jamais eu de prolongation du PNRE. Les 45 jours évoqués sont inscrits dans la loi d’application du PNRE depuis 18 mois et ne sont qu’un délai administratif pour que les demandeurs déjà inscrits, puissent compléter leur dossier.

Toujours mardi, à l’Hôtel Karibe, Evans Paul, accompagné notamment d’Ariel Henry, Ministre de l’Intérieur, de Victor Benoît, Ministre des Affaires sociales, de Robert Labrousse, Ministre des Haïtiens vivant à l’étranger a présenté le « plan de contingence d’Haïti » aux représentants des Collectivités territoriales et discuter de la question du rapatriement. Selon Evans Paul la question de rapatriement de nos compatriotes n’est pas seulement le problème du gouvernement haïtien. « C’est une responsabilité nationale et c’est pour cela que nous réclamons la solidarité de tout un chacun en commençant par nos ASEC, nos CASEC et nos agents exécutifs intérimaires évoluant dans la zone frontalière. »

Ariel Henry a déclaré « […] À partir de cette rencontre, nous allons passer des instructions claires aux autorités de la zone frontalière en vue de mieux organiser le processus de rapatriement qui devrait commencer sous peu »…

De son côté, le Chef du Gouvernement a insisté « Nous devons travailler main dans la main pour recevoir nos compatriotes victime de cet arrêt de la Cour constitutionnelle dominicaine dans son article 168-13. Le gouvernement sera présent sur la frontière pour accueillir les fils et les filles de la patrie. Nous réclamons le support de tous ceux qui habitent le long de la frontière en vue d’accueillir nos compatriotes […] ».

Pour résumé, au-delà des belles déclarations des uns et des autres, tout est loin d‘être prêt en Haïti pour faire face à ces prochains rapatriements et accueillir dignement nos frères et sœurs, victimes pour la plupart d’absence de documents d’identification pour s’inscrire au PNRE, documents que le Gouvernement Haïtien a été incapable de leur fournir malgré ses multiples promesses…

Signal