Tras retiro de embajador haitiano, se tensa aún más la relación bilateral

El Ministerio de Relaciones Exteriores manifestó que República Dominicana “fortaleció las relaciones bilaterales con Haití, sin embargo, la actuación del Gobierno haitiano ha eliminado actualmente las condiciones”.

Así lo publicó la institución en su cuenta de Twitter un día después de que se diera a conocer que Haití llamó a consulta a su embajador en Santo Domingo, Daniel Supplice, y de que el primer ministro haitiano, Evans Paul, afirmara que “es difícil pedir a las víctimas que se disculpen con sus torturadores”, como forma de dar a entender que su país no se disculpará con la República Dominicana.

Un funcionario de la Embajada haitiana en Santo Domingo confirmó a Diario Libre la retirada de Supplice. La información también la divulga el periódico haitiano Le Nouvelliste, citando una fuente de la Cancillería, que además indica que en su lugar asumió de manera interina la ministra consejera Magalie Jeanty Magloire.

Publica que la fuente explicó que los funcionarios haitianos han culpado al embajador de haber hecho “declaraciones ruidosas que no han servido los intereses de Haití”, y no les ha gustado las críticas que ha hecho el funcionario al fracaso del Programa de Identificación y Documentación para los Inmigrantes Haitianos en República Dominicana (PIDIH) que ejecuta el Gobierno del país vecino.

Ayer, cerca de 2 mil personas participaron en una marcha por varias calles de Puerto Príncipe en solidaridad con los dominicanos de descendencia haitiana y los haitianos en la República Dominicana afectados por las políticas migratorias.

La movilización concluyó con un encuentro con el primer ministro en el que un grupo representativo del Colectivo 4 de Diciembre planteó una serie de peticiones al Gobierno, como que rechace aceptar a ciudadanos apátridas en territorio haitiano o que se prohiba la entrada de productos dominicanos que supongan competencia desleal para los locales.

Diario Libre

Haïti-RD : La crise haitiano-dominicaine coute le poste d’ambassadeur à Daniel Suplice

L’ambassadeur haïtien en République Dominicaine, Daniel Supplice se prépare à rentrer à Port-au-Prince après avoir été rappelé de son poste à Santo Domingo.

Le diplomate l’a confirmé, lors d’une brève conversation téléphonique avec AlterPresse. Il s’est toutefois refusé à toute déclaration concernant la mesure qui a été prise à Port-au-Prince.

Une source gouvernementale a indiqué à AlterPresse que l’actuelle ministre conseillée, Magalie Jeanty Magloire, assurera l’intérim à l’ambassade d’Haiti à Santo Domingo, en attendant de nouvelles instructions.

Daniel Supplice doit entreprendre des démarches diplomatiques à la capitale dominicaine avant de revenir en Haïti, a précisé la même source.

Les informations concernant le rappel définitif de Daniel Supplice ont circulé d’abord dans les réseaux sociaux, dans la soirée du 21 juillet, quelques heures après une marche organisée dans la capitale haïtienne, par une quinzaine d’organisations de la société civile.

Ces organisations ont exigé du gouvernement une position ferme vis-à vis de la République Dominicaine, sur le dossier des déportations massives de migrants haïtiens et de Dominicains d’ascendance haïtienne.

Daniel Supplice a été nommé au cours du mois de février 2015, et avait remplacé Fritz Cinéas, qui a été ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo pendant 10 ans.

Les positions exprimées par Daniel Supplice sur le dossier haïtiano-dominicain étaient ouvertement en contradiction avec le discours tenu à Port-au-Prince. Dans plusieurs interviews, accordées à divers médias, Daniel Supplice avait estimé que l’État haïtien est l’unique responsable de ce qui arrive aux migrants.

Le rappel de Daniel Supplice arrive à un moment où on assiste à des expulsions par la République Dominicaine de milliers de migrants haïtiens et de Dominicains d’ascendance haïtienne.

Cette opération est critiquée par le gouvernement haïtien qui accuse la République Dominicaine de violation des droits des migrants haïtiens.

La République Dominicaine soutient n’avoir pas effectué de déportations massives et parle plutôt de « retours volontaires » des migrants haïtiens.

Les déportations ont commencé avec l’expiration, le 17 juin, du Plan national de régularisation des étrangers (Pnre), instauré après l’arrêt 168-13, pris par la cour constitutionnelle dominicaine le 23 septembre 2013, dénationalisant plusieurs centaines de milliers de Dominicains, la plupart d’origine haïtienne.

Alter Presse