Continúan las movilizaciones por la suspensión de las elecciones legislativas

Haïti-Politique : Poursuite de la mobilisation contre le Cep

Différents partis politiques continuent un processus de mobilisation dans les rues pour exiger la démission du président du Conseil électoral provisoire (Cep), Pierre Louis Opont, et l’annulation du scrutin législatif du 9 août 2015, entaché de violences et d’irrégularités, observe l’agence en ligne AlterPresse.

.Le vendredi 11 septembre 2015, ils ont tenu leur troisième manifestation consécutive pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’ « incapacité de l’actuel organisme électoral » à organiser desscrutins crédibles dans le pays.

Démarrée devant les ruines de l’église (catholique romaine) Saint Jean Bosco à Port-au-Prince, la manifestation a parcouru plusieurs artères de la capitale et des municipalités de Delmas (au nord-est) et de Pétionville (à l’est).

« Nous demandons l’arrestation d’Opont », scandaient les manifestants tout au long du parcours, notamment à Pétionville..

Cependant, la manifestation sera dispersée par les tirs de la Police nationale d’Haïti (Pnh) à la rue Panaméricaine (Pétionville,), avant d’atteindre la proximité d’un hôtel, où avait llieu une rencontre entre le Cep et environ une trentaine de candidats et représentants de candidats à la présidence autour du processus électoral.

La circulation automobile a été momentanément paralysée.

La manifestation du 11 septembre 2015 voulait également rappeler, à l’attention de toutes et tous, le massacre du 11 septembre 1988, perpétré par des « brassards rouges » (des bandits armés à la solde de certains politiciens de l’époque) à l’église Saint-Jean Bosco, où officiait le curé Jean-Bertrand Aristide, qui sera élu président d’Haiti deux ans plus tard (le 16 décembre 1990) [1].

Des rencontres seraient en cours, au sein des partis politiques qui avaient convoqué la mobilisation de la semaine dernière, pour faire un bilan des manifestations dans les rues et déterminer des stratégies pour les semaines à venir.

Entre-temps, diverses organisations, surtout politiques, exigent du Cep des réponses claires face aux dérives enregistrées le 9 août 2015.

Aux critiques soulevées, le Cep affirme être toujours dans un processus d’évaluation du scrutin législatif controversé, dont les résultats définitifs ne sont pas encore rendus publics, plus d’un mois après la journée de vote.

AlterPresse