La negativa a participar en la segunda vuelta de las presidenciales, formulada por el partido del candidato opositor Jude Celestin, agudiza hoy aún más la crisis electoral en Haití.

La postura de la Liga Alternativa por el Progreso y Emancipación Haitiana (Lapeh) fue expuesta por el coordinador de esa fuerza política, Anacacis Jean Hector, quien insistió en que no hay un ambiente adecuado y seguro para celebrar los comicios.

El exsenador Hector respondió de esa forma al Consejo Electoral Provisional (CEP), según el cual están dadas las condiciones para realizar, como está previsto, el 24 de enero, la segunda ronda de votaciones.

Previamente la misión de observadores de la Organización de Estados Americanos (OEA) había saludado las medidas adoptadas por el CEP para garantizar la celebración de los comicios.

Entre las medidas citadas por la OEA están “permitir el sufragio solo a los votantes antes registrados que acudan a ejercer el voto en la segunda ronda de las elecciones presidenciales programada para el 24 de enero”.

También está la disminución del número de oficiales electorales acreditados en las mesas de votación, muchos de ellos acusados de haber cometido serias irregularidades durante la primera ronda de los comicios el 25 de octubre último.

Además, el CEP dispuso reemplazar a todos los miembros de los centros de votación cuestionados y permitir a los candidatos presidenciales la oportunidad de nombrar a dos representantes en el de tabulación de las boletas.

Según la OEA, después de estos esfuerzos los dos candidatos finalistas, el oficialista Jovenel Moise, y el opositor Jude Celestin, deben respetar la voluntad del electorado que votó por ellos el 25 de agosto y participar activamente en la elección final.

Pero Celestin afirmó la semana pasada que no concurrirá a la segunda ronda de las votaciones porque el oficialismo prepara un gran fraude a favor de Moise, y luego Lapeh, con la declaración de Hector, reiteró esa postura.

En otro orden de cosas, el CEP informó haber suspendido a uno de sus miembros, Yollete Menguale, después que el excandidato a diputado Gerald Jean lo acusara de haberlo sobornado con 15 mil dólares para lograr su elección en las legislativas.

Poco después Mengale dijo que no ha renunciado y “solo suspendió temporalmente su participación en el CEP para librar una batalla legal contra difamatorias acusaciones infundadas”.

Prensa Latina

Haïti-Élections : La Moe/Oea salue les dispositions du Cep pour faire suite aux recommandations de la commission d’évaluation électorale

La Mission d’observation électorale de l’Organisation des Etats américains (Moe/Oea) en Haïti applaudit les dispositions, annoncées par le Conseil électoral provisoire (Cep), pour adopter une grande partie des recommandations de la commission d’évaluation électorale, dans une note datée du 12 janvier 2016, transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Ces dispositions concernent, note la Moe/Oea, la quantité d’accréditations, à octroyer aux mandataires, dont le nombre serait réduit de 900,000, le 25 octobre 2015, à 38,000, le 24 janvier 2016.

Comme autres mesures, les mandataires devraient uniquement être habilités à voter là où ils sont inscrits comme électeurs.

Des membres des bureaux de vote seront remplacés. Les candidats à la présidence se verront offrir la possibilité de nommer deux représentants pour superviser les travaux au centre de tabulation, mentionne la Moe/Oea.

La formation du personnel électoral devrait être améliorée, la liste des organismes d’observation ainsi que les critères d’accréditation publiés avant le jour de l’élection, poursuit-elle.

La Moe-Oea réitère la nécessité de traiter ces questions et d’autres, afin de prévenir la répétition des irrégularités observées lors des élections des 9 août et 25 octobre 2015.

La Moe/Oea exhorte le Cep à adopter les mesures nécessaires, dans les meilleurs délais, tout en appelant les deux candidats finalistes à participer activement à l’élection du 24 janvier 2016, en vue de respecter la volonté des électrices et électeurs qui ont voté, pour eux, le 25 octobre 2015.

Seul le candidat du Parti haïtien tèt kale (Phtk) au pouvoir, Jovenel Moïse entreprend une campagne électorale unique depuis novembre 2015.

Jude Célestin, de la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne (Lapeh), maintient à date – 13 janvier 2016 – son refus de participer à des élections avec l’actuel Cep décrié

La Moe-Oea déclare encourager l’ensemble des protagonistes politiques à œuvrer de concert pour le développement politique, social et économique d’Haïti.

Elle se dit convaincue que l’achèvement d’un processus électoral réussi est la responsabilité du Cep, du gouvernement, mais également celle des candidats, des partis politiques, ainsi que des citoyennes et citoyens.

Après plusieurs tergiversations, les membres du Cep affirment, maintenant, être résolus à respecter, à la lettre, toutes les recommandations de la commission d’évaluation électorale indépendante, en vue d’aboutir au remplacement de Michel Martelly le 7 février 2016.

Apres avoir révélé des irrégularités graves, assimilées à de la fraude massive, la commission, en charge d’évaluer la présidentielle du 25 octobre 2015, a exigé des changements au sein de la machine électorale et un dialogue entre les divers acteurs impliqués dans la crise.

Entre-temps, la Fédération protestante d’Haïti (Fph) se porte médiatrice pour faciliter des pourparlers entre les protagonistes politiques, en vue d’une solution à la crise électorale issue des élections du 25 octobre 2015.

Plusieurs secteurs politiques et sociaux continuent d’exiger l’annulation des dernières élections jugées frauduleuses.

Alter Presse