Haïti-Élections : Privert annonce la convocation officielle des Haïtiens aux urnes

Le président provisoire Jocelerme Privert annonce ce 19 juillet avoir convoqué le peuple en ses comices par un arrêté qui a été signé et qui sera publié sous peu dans le journal officiel Le Moniteur.

Le premier tour de la présidentielle et des législatives est prévu pour le 9 octobre prochain et un deuxième tour le 8 janvier 2017.

Entouré des membres du gouvernement qui participaient à un conseil des ministres, Privert a fait part de sa décision dans un discours à la nation.

Cette annonce survient après un mois de tractations au niveau du parlement, qui, à quatre reprises, n’a pas pu réaliser une assemblée nationale pour se pencher sur le sort du chef d’État provisoire dont le mandat de 120 jours a expiré le 14 juin dernier.

C’est la mission du gouvernement d’organiser les élections, a justifié Privert, qui se dit toujours à la disposition du parlement.

« Le gouvernement n’a d’autre chantier que le chantier électoral », a dit le président, rappelant que le budget préparé par le Conseil électoral provisoire (Cep) pour la tenue des prochains scrutins est de 55 millions de dollars.

Il a promis que son administration fera tout ce qui est possible pour mobiliser les ressources devant permettre la réalisation des élections, de manière à ce que cet acte de souveraineté nationale soit pris en charge par les Haïtiens.

Des rencontres sont en cours avec divers secteurs de la société, en vue d’explorer les possibilités de mobiliser les moyens pour faire face aux besoins électoraux.

Jocelerme Privert souligne la nécessité que les élections soient libres, honnêtes et transparentes pour que les élus puissent bénéficier de toute la légitimité qui fondera leurs actions dans le cadre des fonctions qu’ils auront à remplir.

Le gouvernement ne favorisera aucun candidat, a promis le président provisoire. Il demande à tous les ministres et fonctionnaires de l’État d’observer « la plus stricte neutralité ».

Dans son discours, Privert a aussi dressé un tableau sombre de la situation générale résultant de l’instabilité politique, a-t-il dit.

Pour lui, l’incapacité du parlement à se pencher sur divers dossiers handicape la bonne marche des affaires du pays.

Les besoins à tous les niveaux se font pressants, pourtant le budget déposé par l’exécutif devant le parlement n’a toujours pas été voté, souligne le président.
Des conseils d’administration au niveau des institutions financières n’ont pu être ratifiés, ainsi que le directeur général de la police, alors que des mesures financières et sécuritaires se montrent urgentes.

Alter Presse