Contexto Nodal
Luego de la anulación de las elecciones celebradas en octubre de 2015 y de varias postergaciones, los haitianos volverán a las urnas para elegir presidente el próximo 20 de noviembre. 27 candidatos competirán para el cargo. Entre ellos, encabezan las intenciones de voto quienes quedaron en primer y segundo lugar en las elecciones canceladas del año pasado: Jovenel Moise, del Partido Haitiano Tet Kale (PHTK) y Jude Celestin, de la liga alternativa para el Progreso y el Empoderamiento de Haití. La segunda vuelta está prevista para el 29 de enero de 2017.

Candidatos Haití desarrollan tímida actividad de campaña a semana de comicios

A una semana de la celebración de elecciones en Haití, solo cuatro de los 27 candidatos que concurren a los comicios este 20 de noviembre están realmente en campaña, que en esta ocasión está siendo tímida con respecto a procesos anteriores.

Jovenel Moise, del Partido Haitiano Tet Kale (PHTK); Jude Celestin, de la Liga Alternativa por el Progreso y Emancipación Haitiana (Lapeh); Moise Jean Charles, de la Plataforma Pitit Dessalines, y Maryse Narcisse, de la Familia Lavalas, van casa por casa en estos días presentando sus proyectos para el país.

Los cuatro aspirantes encabezaron los resultados de las elecciones celebradas en octubre del año pasado y que fueron anulados por supuestas irregularidades.

Las elecciones del próximo domingo se van a celebrar en medio de una grave crisis humanitaria, después del paso del huracán Matthew, el 4 de octubre, que empeoró aún más la ya complicada situación de del país, y que obligo a aplazar por cuarta vez la cita con las urnas, prevista para el 9 de octubre.

El fenómeno meteorológico dejó al menos 573 muertos, 75 desaparecidos y 1.890 millones de dólares en daños. Además, 175.000 personas del sur y el suroeste del país, las áreas más afectadas, permanecen en alojamientos provisionales.

En la región norte, las precipitaciones registradas en las últimas semanas han causado la muerte de once personas y otras doce están desaparecidas.

Los casos del cólera han aumentado después del huracán, y con las lluvias recientes se han incrementado aún más, siendo el último reporte oficial de más de 5.000 nuevos enfermos en dos meses.

De este modo, el cólera, que ya mató a unos 10,000 haitianos a raíz del brote surgido tras al terremoto de 2010, continúa siendo uno de los principales problemas de Haití y puede causar graves daños si no se controla.

Para evitar su propagación, el Gobierno y varias organizaciones internacionales se encuentran en plena campaña de vacunación en la región sur del país, donde se inoculará a más de 800.000 personas.

Hasta ahora, la campaña electoral está transcurriendo de manera muy pacífica, no se ha registrado ningún acto de violencia, pero sí existe preocupación por la fuga de 172 presos de la cárcel de Arcahaie, a unos 50 kilómetros de Puerto Príncipe hace tres semanas.

La información sobre las acciones que se están llevando a cabo para capturarlos es casi inexistente.

A pesar de todas estas circunstancias, el presidente del Consejo Electoral Provisional (CEP), Leopold Berlange, mantiene una actitud muy optimista sobre la celebración de los comicios, tal y como manifestó al intervenir en un programa televisivo de la cadena Metropole.

“El consejo electoral tiene preparados los materiales y el personal está listo. Estamos trabajando día y noche para resolver algunos problemas en las zonas afectadas por el huracán para que todos puedan participar. Estas elecciones son importantes para el país y nosotros, en el consejo electoral, vamos a organizar unos comicios limpios y democráticos.”

Si ninguno de los candidatos obtiene el 50 % más un voto, los haitianos deberán volver a las urnas para una segunda vuelta el 29 de enero de 2017, es decir, 21 días después de la fecha establecida originalmente.

Además de la crisis humanitaria y la crisis económica, Haití arrastra una crisis política desde el año pasado, de modo que la cita con las urnas del próximo domingo constituyen una oportunidad para que el país elija a nuevos dirigentes con legitimidad para gobernar.

Las elecciones no van a resolver a los problemas del país, pero sí pueden contribuir a organizar y mejorar la situación, dado que el actual Gobierno provisional, presidido por Jocelerme Privert, tiene poco poder para tomar decisiones o ejecutar medidas de calado.

7días


Matthew/Élections : Refroidissement de la campagne électorale en Haïti

La lutte pour la survie préoccupe davantage l’électorat potentiel que les scrutins annoncés
vendredi 11 novembre 2016

Les dégâts, provoqués par l’ouragan Matthew, ainsi que les récentes inondations, survenues notamment dans le département du Nord, ont refroidi la campagne électorale, à 9 jours de la réalisation des scrutins du 20 novembre 2016, observe AlterPresse.

L’opinion publique attend de voir dans quelle mesure les réparations des structures électorales, détruites ou endommagées lors du passage du cyclone Matthex, seront vraiement terminées le dimanche 13 novembre 2016, à 7 jours des scrutins, comme l’a promis la présidence provisoire.

Mais, d’aucuns craignent un niveau élevé de démobilisation, voire d’abstention massive aux scrutins du 20 novembre 2016.

Globalement, la population semble éprouver du désintérêt vis-à-vis de ces élections, vu les réalités dramatiques (fragilité environnementale, hausse généralisée du coût de la vie, décote accélérée de la gourde par rapport au dollar méricain, absence de perspectives claires, etc.), auxquelles elle fait face, en cette fin d’année 2016.

Comment les diverses couches de la population vivront la période de fin d’année 2016 ?

Même les stations de radio hésitent à diffuser des chansons de Noël (généralement en rotation dès la mi-octobre, dans d’autres moments moins incertains et moins tumultueux), tant le contexte actuel paraît ne guère s’y prêter.

Les élections ne seraient pas la priorité de beaucoup d’électrices et d’électeurs.

Les transformations des conditions socioéconomiques objectives ne pourraient pas être effectives, en Haïti, avec la tournure prise par les élections à venir.

Par contre, des voix soulignent la nécessité d’en finir avec le processus électoral, qui dure trop en longueur, à leurs yeux.

A quel prix se lancer, têtes baissées, dans ces élections du 20 novembre 2016, qui pourraient reproduire d’anciennes crises ou engendrer de nouvelles catastrophes ?, s’interrogent beaucoup.

Quoi qu’il en soit, sont bien présentes les offres électorales, les unes plus obscures que les autres, de candidates et candidats, de marionettes politiques et d’autres politiciens assoiffés de pouvoir, au détriment des intérêts collectifs, sans véritable programme de développement, sans aucune considération de la situation environnementale générale ni de l’urgence d’actions pertinentes, partout, en aménagement du territoire.

Sur la scène politique… à la veille des scrutins annoncés

En dépit de la réouverture, le jeudi 3 novembre 2016 (au lieu du 7 novembre, date avancée par le Conseil électoral provisoire en vue de susciter plus d’enthousiasme chez l’électorat), de la campagne électorale, qui prendra fin le vendredi 18 novembre 2016, seuls deux candidats à la présidence se sont rendus au Cap-Haïtien (Nord), indique un correspondant.

La campagne électorale a repris très timidement à Jacmel (Sud-Est).

Aucun candidat n’est encore venu courtiser les électrices et électeurs dans la Grande Anse (une partie du Sud-Ouest), où des victimes déplacées ont été évacuées dans quelques abris provisoires à Jérémie.

Les sinistrés, notamment dans les départements de la Grande Anse et du Nord, seraient plutôt préoccupés par leur survie que par les élections du 20 novembre 2016, selon les témoignages recueillis.

546 morts, 128 disparus et 439 blessés ont été enregistrés, lors du passage de l’ouragan Matthew (les lundi 3 et mardi 4 octobre 2016), selon un bilan officiel.

De plus, les récentes pluies diluviennes, qui se sont abattues sur le Nord, ont fait 13 morts, tandis que 2 mille 780 déplacées se trouvent encore dans 12 abris provisoires, depuis le samedi 5 novembre 2016.

Des dégâts matériels font état de 102 maisons détruites, 4,138 endommagées et 10,088 inondées dans le Nord.

Sur la question du manque d’intérêt de la population pour les élections, un des porte-parole de la plateforme Pitit Desalin, Mathias Pierre, indexe la présidence provisoire et le Conseil électoral provisoire (Cep) qui, selon lui, n’auraient pas suffisamment réalisé des campagnes de sensibilisation pour encourager les électrices et électeurs à aller voter.

Pitit Desalin attend le rapport, annoncé par le président provisoire Jocelerme Privert, sur l’évolution du processus électoral, surtout les réparations des structures électorales, confiées à trois institutions publiques.

La plateforme Pitit Desalin, qui exige le respect de la date du 20 novembre 2016, prévoit un grand mouvement de mobilisation électorale pour ce vendredi 11 novembre 2016, à Pétionville.

Elle lance une mise en garde au Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (Unops), dont les agissements, lors des élections controversées de 2015 ont laissé un mauvais souvenir.

Le focus doit être mis sur le 20 novembre 2016, date retenue pour l’organisation des scrutins qui n’ont pas pu avoir lieu le 9 octobre 2016 (en raison des conséquences du cyclone Matthew), souhaite, pour sa part, Guichard Doré, conseiller stratégique du Parti haïtien tèt kale (Phtk).

Doré déclare condamner les propos violents de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, qui a appelé ses partisans au dechoukaj électoral et à « la légitime défense » (une forme d’attaque violente), au cas où la candidate du parti Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse, ne remporterait pas la présidentielle du 20 novembre 2016.

« Ce ne sont que des propos visant à intimider les autres protagonistes politiques », dénonce le Phtk.

Maryse Narcisse était invitée, dans l’après-midi du vendredi 11 novembre 2016, à s’expliquer, au siège social (à Pétionville) du Cep, sur les propos d’incitation à la violence de Jean Bertrand Aristide, qui, comme à son habitude, depuis avant 1990 – 1991, « parle par paraboles », prétend être la conscience d’Haïti, pour tenter d’attirer ses partisans et créer des événements, sous prétexte que Fanmi Lavalas dispose de « la majorité » de sympathisantes et sympathisants (de quelle majorité s’agit-il ? comment un courant politique peut-il prétendre représenter, à lui seul, les aspirations de l’ensemble de la population ?).

A l’occasion, des tenants de Fanmi Lavalas ont même osé avancer que le peuple (n’y a-t-il pas plus de 10 millions d’habitantes et d’habitans en Haïti) aurait accompagné la candidate à la présidence du parti à l’invitation du Cep.

Alterpresse