La Policía reprime protesta contra el nuevo presupuesto que eleva los impuestos

Varias personas resultaron heridas ayer en el segundo día de movilizaciones en Puerto Príncipe contra el nuevo presupuesto nacional aprobado por el Parlamento, luego de que la Policía haitiana usara gases lacrimógenos y balas de goma para disolver la protesta a la que asisten miles de personas.

La pieza que aprobó el Parlamento (bicameral), enviada por el presidente del país, Jovenel Moise, eleva los impuestos de varios servicios públicos, entre los que destaca el incremento de 40 a 95 dólares la emisión del pasaporte o la subida del 50 % en las licencias de conducir.

Durante su recorrido por las calles de la capital haitiana, los manifestantes dañaron decenas de vehículos y de negocios.

Además de gases lacrimógenos y balas de goma, los agentes dispararon al aire en varias ocasiones para dispersar a los manifestantes, que lanzaron piedras contra el canal de televisión nacional después que la Policía impidiera que continuase la marcha.

Los organizadores acusan al Gobierno y a los parlamentarios de dar prioridad a los ricos y a los políticos “sin dejar casi nada para los pobres” y durante todo el recurrido de la marcha gritaron insultos el Ejecutivo y el Parlamento.

La oposición política del país también ha calificado estas medidas de perjudiciales para los más vulnerables.

Guerrier Lima, un joven desempleado de 27 años, dijo a Efe que “el Gobierno aumenta los impuestos sin crear trabajo”

“Es absurdo, después de terminar mis estudios secundarios no puedo ir a la universidad ni trabajar. Hoy en día todos los jóvenes están abandonado el país por culpa de política de corrupción de los últimos 30 años”, aseguró.

El presupuesto nacional, de 144.000 millones de gourdes, unos 2.250 millones de dólares, fue aprobado el pasado sábado por la Cámara de Diputados, después de que el Senado modificara una parte muy controvertida del texto que pretendía imponer un gravamen a ciudadanos haitianos residentes en el extranjero.

Estas protestas están organizadas en su mayoría por organizaciones políticas y de la sociedad civil, como el partido Familia Lavalas (del expresidente de Haití Jean Bertrand Aristide) o la Plataforma Pitit Dessalines, y cuentan con el apoyo de grupos estudiantiles y campesinos, entre otros.

Por su parte, la Presidencia expresó su satisfacción por la aprobación del presupuesto, tal y como manifestó en rueda de prensa la portavoz Tamara Orion, quien señaló que “está muy bien que los parlamentarios reconozcan y voten la ley, es bueno que respetamos lo que dice la Constitución en este sentido”.

“El presidente va a firmar y publicar la ley para que continuamos trabajando en mejorar la situación de la gente. El país necesitaba un presupuesto para que haya un control sobre lo que estamos gastando. Es muy importante que pongamos al país a producir para favorecer la estabilidad económica y la inversión.

Al Momento


Haïti-Politique: Violente manifestation dans les rues de Port-au-Prince contre le budget 2017-2018

Des milliers de manifestantes et manifestants ont défilé, ce mardi 12 septembre 2017, dans les rues de Port-au-Prince, pour protester contre le vote, par le parlement, du budget 2017-2018, jugé controversé.

Munis de branches d’arbres et de pancartes, les manifestants, qui ont parcouru plusieurs rues de la capitale, ont été très hostiles face au pouvoir en place, notamment au président de la république Jovenel Moïse ainsi qu’aux parlementaires.

« À bas Jovenel, à bas la bourgeoisie, nous n’obéïrons pas, liberté ou la mort, la révolution va commencer », scandaient les protestataires en colère.

Les manifestants ont même menacé de mettre le feu au local du parlement haïtien pour faire entendre leurs revendications.

Des barricades de pneus enflammés ont été remarquées dans plusieurs quartiers de la zone métropolitaine, notamment au niveau de la périphérie (Delmas et Pétionville).

Des agents de la Police nationale d’Haïti ont fait usage de gaz lacrymogène et de tirs nourris pour disperser la foule au niveau de Delmas 60.

Les manifestants ont riposté par des jets de pierre, provoquant une situation de panique dans la zone, où des vitres de plusieurs véhicules et d’entreprises ont été cassées.

La foule qui s’est ensuite reconstituée, peu de temps après, a poursuivi son parcours pour déboucher à l’Avenue Lamartinière, donnant sur le Champs de Mars, principale place publique de la capitale Port-au-Prince.

Très menaçants, des manifestants ont invité les parents à garder leurs enfants à la maison pour éviter que ces derniers se fassent victimes dans les moments de tensions qui risquent de déboucher sur des dommages collatéraux.

À Delmas, des écoliers et des parents qui venaient chercher leurs enfants à l’école couraient dans tous les sens.

Des chauffeurs ont du momentanément se réfugier avec leurs véhicules dans des petites rues perpendiculaires pour éviter des casses de la part des manifestants.

La majorité des entreprises privées de la zone ont été contraintes de fermer leurs portes.

Très remontés contre le budget, les protestataires réitèrent leur volonté de poursuivre la mobilisation jusqu’à ce que les autorités fassent le retrait du budget 2017-2018, d’un montant de 144 milliards de gourdes (Ndlr : US $ 1.00 = 64.00 gourdes ; 1 euro = 81.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 1.60 gourde aujourd’hui).

Une mobilisation déjà annoncée pour le mercredi 13 septembre 2017 devrait se rendre devant le parlement haïtien.

Le lundi 11 septembre 2017, des milliers de protestataires qui manifestaient dans les rues contre l’adoption du budget 2017-2018, ont été dispersés par la Pnh, à coups de gaz lacrymogènes, au Champ de Mars, principale place publique de Port-au-Prince.

Les protestataires souhaitent des désaffectations dans le budget en faveur des secteurs prioritaires de la société ainsi qu’une prise en compte des revendications sociales.

La chambre basse a voté, le samedi 9 septembre 2017, le document, en deuxième lecture, avec 78 voix pour, 5 abstentions et 8 contre.

L’assemblée des sénateurs l’avait également adopté, dans la soirée du mercredi 6 septembre 2017, avec 18 voix pour, 2 abstentions et 1 contre.

Il revient maintenant à l’Exécutif de publier ce budget dans le journal officiel « Le Moniteur »

Alterpresse