Haití: organizaciones anuncian nuevas movilizaciones para exigir la renuncia del presidente Jovenel Moïse

Budget : 6 nouvelles journées de mobilisations, pour réclamer le départ de Jovenel Moïse de la présidence en Haïti

6 nouvelles journées de mobilisations populaires sont annoncées dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province, pour exiger le départ de Jovenel Moïse de la présidence en Haïti, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Ces manifestations se tiendront à Port-au-Prince, Petit-Goâve (Ouest), aux Cayes (Sud), à Jacmel (Sud-Est), Saint-Marc (Artibonite), à Ouanaminthe (Nord-Est) et au Cap-Haïtien (Nord), les jeudi 5, samedi 7, mardi 10, jeudi 12, samedi 14 et mardi 17 octobre 2017.

Les mobilisations, qui semblent prendre une autre tournure, réclamaient uniquement, au début, le retrait de l’impopulaire budget 2017-2018, pourtant entré en vigueur, le dimanche 1er octobre 2017, avec certains « rafistolages » gouvernementaux.

Cet appel à la désobéissance civile et fiscale est lancé, contre la deuxième version du régime tèt kale au pouvoir, par la Coalition des organisations démocratiques, composée de sénateurs et députés de l’opposition, de partis politiques et d’organisations sociopolitiques du secteur démocratique et populaire.

Les nouvelles journées de mobilisations ne concernent pas seulement le budget, elles visent également à obtenir la démission du président, précise Abel Loreston, membre de la coalition des organisations démocratiques, lors d’une conférence de presse le mardi 3 octobre 2017.

La coalition des organisations démocratiques exige également la libération de plus d’une vingtaine de militants, arrêtés et placés en détention, depuis le début des protestations contre le budget 2017-2018 conroversé.

La dernière manifestation, contre la loi de finances 2017-2018, organisée à Port-au-Prince le samedi 30 septembre 2017, a été violemment dispersée, par des agents de la Police nationale d’Haïti (Pnh), à coups de gaz lacrymogènes et par des tirs nourris. A l’occasion, des casseurs ont brisé les devantures de plusieurs magasins ainsi que les pare-brise des véhicules de fonction, clairement identifiés, de Radiotélé Kiskeya et de Radiotélé Métropole.

Alterpresse