Haití: organizaciones sociales anuncian nuevas marchas en rechazo al gobierno de Moise

Sit-in et manifestation de l’opposition prévus, respectivement, les 30 octobre et 2 novembre 2017

L’opposition projette d’organiser un sit-in et une manifestation contre le pouvoir, dans la capitale Port-au-Prince, les lundi 30 octobre et jeudi 2 novembre 2017, lors d’une conférence de presse, le mercredi 25 octobre 2017.

Ce sit-in se tiendra devant le parquet près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, pour exprimer le mécontentement de l’opposition contre les arrestations de plusieurs de ses sympathisants, gardés au Pénitencier national de Port-au-Prince.

La nouvelle manifestation viserait, pour sa part, à continuer de réclamer le retrait du budget 2017-2018 et le départ du chef de l’Etat, Jovenel Moïse.

La manifestation du jeudi 2 novembre devrait démarrer au Carrefour de l’aéroport pour se rendre au Parc Industriel et devant la base de l’ancienne force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) où un message sera délivré.

Un agent de sécurité du président Jovenel Moïse serait à la base des coups de feu, tirés sur les manifestantes et manifestants, rapporte le dirigeant de la plateforme Pitit Dessalines, Jean Charles Moïse, ancien candidat malheureux aux élections présidentielles de 2016.

La manifestations de l’opposition, organisée le 24 octobre 2017 pour réclamer le retrait de la loi de finances et le départ du président Jovenel Moïse, a été la cible d’attaques violentes d’individus non identifiés.

Jean-Charles Moïse en a profité pour annoncer sa participation aux mobilisations prévues à Hinche (Plateau central), le 31 octobre 2017.

Des représentants de l’opposition dans le Sud ont annoncé pour les 27, 30 octobre et le 1er novembre 2017, trois journées de manifestation contre le budget 2017-2018.

Me André Michel, porte-parole de la coalition des organisations, salue le courage des manifestantes et manifestants, notamment ceux issus des quartiers populaires, qui ont pu braver le danger, pour défiler dans les rues de la capitale Port-au-Prince, malgré les interdictions, de part et d’autre, des forces de l’ordre.

Le député de la 3e circonscription de Port-au-Prince, Printemps Bélizaire et le sénateur des Nippes élu sous la bannière du parti Fanmi lavalas, Nènèl Cassy, demandent à la population de poursuivre les mobilisations pour forcer Jovenel Moïse à laisser le pouvoir.

Après la mobilisation du 2 novembre, nous allons occuper les rues de minuit jusqu’à l’aube pour aboutir au départ du chef de l’Etat, avertit Bélizaire.

De son côté, Cassy exhorte les “patrons” du président à l’appeler à la raison.

Des mobilisations se poursuivent dans le pays contre le pouvoir en place depuis le vote et l’application du budget 2017-2018 controversé.

Alterpresse


Oposición haitiana rechaza la llamada al diálogo del presidente

La oposición haitiana rechazó en bloque el miércoles la llamada al diálogo del presidente Jovenel Moise, para tratar de resolver la crisis política que sacude al país desde la votación del presupuesto en agosto. “No es posible ningún diálogo con Jovenel Moise. Debe abandonar el poder”, dijo a la AFP Schiller Louidor, miembro de la dirección del partido Fanmi Lavalas, cuya candidata Maryse Narcisse quedó cuarta en las presidenciales del año pasado.

El mandatario “no tiene potestad para convocar el diálogo”, añadió Louidor, del partido del expresidente Jean-Bertrand Aristide, apuntando que Moise, que asumió el poder en febrero, “debe irse para dejar el lugar a un equipo de transición”.

El presidente haitiano trató de calmar las aguas el domingo cuando no descartó la posibilidad de modificar el presupuesto para el ejercicio 2017-2018.

“La mejor forma de solucionar los problemas del país es el diálogo. Mis hermanos y hermanas que estáis en la calle, tenéis un presidente dispuesto a dialogar”, afirmó.

Moise Jean-Charles, excandidato presidencial e impulsor de las manifestaciones antigubernamentales, afirmó el miércoles que la llamada al diálogo llega demasiado tarde.

“No habrá elecciones cuando se vaya. Activaremos los estados generales y reevaluaremos todo el sistema del Estado”, aseguró.

El Veedor Digital