Pese al nuevo gobierno de coalición, sectores exigen renuncia del presidente

Haïti-Politique : Un gouvernement à moitié renouvelé entre en fonction

Le président Michel Martelly et le premier ministre Evans Paul ont procédé, dans l’après-midi du 19 janvier au palais présidentiel, à l’investiture du nouveau gouvernement.

18 ministres (dont 4 femmes) et 16 secrétaires d’Etat (2 femmes) composent le nouveau cabinet ministériel, dont les noms des titulaires ont été rendus publics tôt dans la matinée de lundi.

Dans son allocution de circonstance, Evans Paul a fait part de sa détermination à rechercher « la stabilité, la paix sociale en vue d’apaiser l’atmosphère, pour la tenue d’élections », en retard depuis plus de 3 ans en Haïti.

Promettant des compétitions électorales « crédibles et inclusives », Paul assure que ses portes ainsi que celles de Martelly seront « ouvertes pour continuer le dialogue constructif déjà initié avec les différents secteurs du pays. »

Le gouvernement dirigé par Evans Paul conserve la même ossature que celui de son prédécesseur Laurent Lamothe, obligé de démissionner à la fin de l’année écoulée.

Sur 18 ministres, seulement 9 sont nouveaux dans les rouages de l’administration Martelly, dont 3 ont été cédés à la Fusion des sociaux démocrates et Inite, deux formations de l’opposition dite modérée.

Neuf anciens ministres du gouvernement de Lamothe, dont la plupart très proches du président, sont maintenus ou rappelés.

Parmi les 16 secrétaires d’État, on en compte rien que 7 nouveaux.

En ce qui concerne sa taille, le gouvernement est toutefois passé de 42 ministres et secrétaires d’État à 34.

Evans Paul aura fort à faire pour se départir de l’image d’un premier ministre « de facto », qui a été nommé suivant les prescrits de la constitution amendée, mais dont la déclaration de politique générale n’a pas été ratifiée par le parlement rendu dysfonctionnel après la fin du mandat des députés le 12 janvier.

La nomination d’Evans Paul comme nouveau premier ministre, encore moins son installation et la configuration de son cabinet ministériel, ne semblent pas calmer une frange de l’opposition qui compte investir la rue une nouvelle fois ce 20 janvier 2015 pour réclamer la démission du président Michel Martelly.

Le Mouvement patriotique de l’opposition démocratique et la plateforme Pitit Desalin (Descendants de Dessalines) incarne cette faction des anti-Martelly dénommée table de concertation.

AlterPresse

Haïti-Politique : L’arrivée aux affaires d’Evans Paul ne calme pas la rue

L’annonce du choix de Evans Paul alias Konpè Plim (KP) comme nouveau premier ministre haïtien encore moins son installation et la configuration de son cabinet ministériel ne semblent pas calmer une frange de l’opposition qui compte investir la rue une nouvelle fois ce 20 janvier 2015 pour réclamer la démission du président Michel Martelly.

Le Mouvement patriotique de l’opposition démocratique et la plateforme Pitit Desalin (Descendants de Dessalines) incarne cette faction des anti-Martelly dénommée table de concertation.

« La vague de mobilisation déclenchée contre Martelly et alliés continue et va continuer », avertit Kéder Descollines soulignant que l’administration « Sweet Plim » (combinaison du nom d’artiste-chanteur du président Michel Joseph Martelly, Sweet Micky, et du nom de comédien d’Evans Paul, Konpè Plim) ne saura apporter une solution durable à la crise.

Jeudi 22 et vendredi 23 janvier sont d’autres dates projetées pour poursuivre la mobilisation dans les rues de la capitale haïtienne en faveur du départ de Martelly du pouvoir.

Un communiqué du secrétariat général de la présidence a rendu publique, le 18 janvier 2015, la composition du nouveau gouvernement de 18 ministres (dont 4 femmes) et 16 secrétaires d’Etat (2 femmes).

18 grosses pointures du gouvernement de Laurent Salvador Lamothe sont maintenues ou rappelées (9 ministres et 9 secrétaires d’Etat) dans un cabinet de 34 membres.

« Tout est illégal. Le président de la république l’est après le 12 janvier 2015, puisqu’aucune loi ne prévoit qu’il peut diriger le pays sans le parlement. Donc la nomination d’un premier ministre par un président illégal nage tout aussi dans l’illégalité », soutient Descollines.

La constitution haïtienne ne prévoit pas la caducité du parlement. Dans l’état actuel des choses, le parlement haïtien ne compte que 10 sénateurs et se trouve donc dysfonctionnel.

La loi-mère dans ses articles 95 et 111 fait état respectivement de la permanence du Sénat et de l’exclusivité accordée au parlement pour légiférer.

A en croire les déclarations du dirigeant de Pitit Desalin, les prochains jours ne seront pas de tout repos pour le pouvoir.

« Le peuple doit continuer son réveil pour se débarrasser de la malédiction Sweet Plim », lance Descollines.

La dernière sortie de la Table de concertation, le vendredi 16 janvier, a été stoppée par une intervention des forces de l’ordre qui a lancé du gaz lacrymogène.

4 manifestants dont Markenson Lacroix de Ghetto Rasanble et les prénommés Elysée et Loubert ont été arrêtés. Ils doivent être entendus par la justice ce 19 janvier 2015, informe Descollines à AlterPresse.

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