Haití: profesores universitarios y secundarios realizan paro por una semana

Grève à l’Université d’Etat d’Haïti et dans les écoles publiques

Le corps professoral et le personnel des diverses entités de l’Université d’Etat d’Haïtiobservent un arrêt de travail depuis lundi. Les écoles publiques, de leur côté, sont en grève depuis environ une semaine, à l’appel de la Plateforme des syndicats d’enseignants haïtiens.

L’arrêt de travail des professeurs de l’UEH vise à forcer le rectorat à appliquer la grille salariale adopté le 7 décembre 2013, en faveur des professeurs,àdéfinir une nouvelle grille salariale pour le personnel administratif età permettre la représentation dudit personnel au sein du conseil universitaire.

Selon le professeur Yves Sainsiné, le rectorat de l’université est responsable de la paralysie des activités académiques. Il a affirmé que malgré les démarches entreprises pour empêcher que la situation dégénère, aucune réaction rassurante n’a été enregistrée de la part du rectorat.

Les professeurs ont décidé de « maintenir la grève pour la période allant du lundi 19 janvier au vendredi 23 janvier 2015, avec la possibilité de la poursuivre au-delà de celle-ci, au cas où le Conseil exécutif ne prendrait pas les mesures qu’il faut pour satisfaire les revendications des membres du corps enseignant ainsi que celles du personnel administratif », menacent les associations syndicales dans un communiqué.

La grève a bien débuté, a dit le professeur Luné Roc Pierre-Louis, affirmant qu’elle va se poursuivre jusqu’à la satisfaction des revendications exprimées.

Mais« cette grève n’a pas de sens », estime Jean Poincy du rectorat de l’Université, indiquant que les professeurs grévistes cherchent plutôt à avoir un traitement de professeurs à temps plein, soit entre 80 à 100 mille gourdes.

Dans les écoles publiques, la situation est d’autant plus alarmante que depuis une semaine, ces écoles ne fonctionnent pas, les élèves manifestent dans les rues.

Lundi, à Jacmel, des élèves ont foulé le béton pour forcer le Ministère de l’éducation nationale de donner suite aux revendications des professeurs. Ces élèves en colère, ont poussé certaines écoles, ayant essuyé des jets de pierre, à fermer leurs portes.

Aux Gonaïves, la situation a été pire. Des centaines d’élèves ont manifesté, à travers les rues de la ville, en vue d’exiger des autorités du ministère de l’éducation nationale qu’elles donnent suite aux revendications des professeurs qui entament la grève pour réclamer de meilleures conditions de travail.

Ces élèves protestataires qui ont interrompu le fonctionnement de plusieurs écoles privées sur leur passage,entendent maintenir la pression jusqu’à satisfaction des revendications des enseignants.

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