Organizaciones de DDHH realizan caminata en Nueva York en rechazo a las deportaciones de haitianos en Dominicana

Haïti-RD : Marche à New-York pour dire non au rapatriement des familles haïtiennes !

La Coalition pour les droits humains en République Dominicaine organise, le vendredi 14 août 2015, une marche, en vue de dénoncer le processus de déportation des migrants haïtiens, apprend AlterPresse.

Cette marche, qui débutera dès 9:00 am, ce vendredi 14 août 2015, à Grand Army Plaza, à Brooklyn, se dirigera vers la mairie (« City Hall ») de New York.

Ă travers cette marche, les organisateurs veulent dire non à la déportation des familles migrantes de la République Dominicaine vers Haïti, non à l`apartheid, non à la xénophobie et non au racisme.

La plateforme Groupe d`appui aux rapatriés et refugiés (Garr) dit encourager toute initiative, qui vise à dénoncer le comportement des autorités dominicaines à l`endroit des migrants et travailleurs haïtiens qui ont été dénationalisés.

« Ces initiatives de solidarité envers les migrants et travailleurs haïtiens ont influencé les autorités dominicaines, les ont portées à surseoir et retarder, jusqu`ici, le processus de déportation », relève le coordonnateur de Garr, Saint-Pierre Beaubrun.

Le processus de rapatriement des migrants et travailleurs haïtiens par la République Dominicaine a été initié le 17 juin 2015, suite à l`expiration du Plan national de régularisation des étrangers (Pnre) mis en œuvre par les autorités dominicaines.

Plus de 65 mille personnes sont déjà rentrées en Haïti depuis, suivant des chiffres officiels dominicains.

Pour sa part, la plateforme Garr déclare avoir recensé, pour le mois de juillet 2015, 949 personnes rapatriées par les autorités dominicaines et 7,679 qui sont rentrées en Haïti « de leur propre gré ».

Par ailleurs, la plateforme Garr dénonce le manque d`infrastructures pouvant accueillir ces migrants, ainsi que l’octroi de cartes de résidence de un à deux ans à des Haïtiens.

« La République Dominicaine aurait dû leur donner un document les autorisant à travailler », critique Saint-Pierre Beaubrun.

AlterPresse