Renuncian tres ministros por agresión verbal del presidente Martelly a una mujer

Tres ministros del Gobierno de Haití dejarán sus funciones por un comentario “hostil” del presidente Michel Martelly en contra de una mujer que le reclamó una obra prometida y no ejecutada.

Según publicó este miércoles la agencia noticiosa The Associated Press (AP), dejarían sus funciones en el gobierno de coalición de Martelly dos ministros y el secretario de Estado, pertenecientes al partido Fusión de los Socialdemócratas Haitianos.

El reporte de AP recoge declaraciones de Edmonde Supplice Beauzile, líder de Fusión, en el sentido de que los funcionarios abandonarán el Gobierno debido a los comentarios de Martelly hacia la mujer en un acto de campaña en la ciudad de Miragoane.

Supplice Beauzile calificó de “inapropiado” el comentario del primer mandatario, quien le habría dicho a una mujer “consígase un hombre y métase entre los arbustos” a tener sexo, cuando ésta le reclamó que su gobierno no había cumplido la promesa de llevar electricidad a su comunidad.

7 Días

Haïti-Genre : Des candidats à la présidence condamnent l’agression verbale de Martelly contre une femme à Miragoâne

Le candidat à la présidence Fred Brutus trouve inqualifiable la plus récente agression verbale de Michel Martelly contre une femme et se dit convaincu qu’elle n’entravera pas la lutte des femmes en Haïti, dans une lettre ouverte aux organisations féministes datée du 3 août.

Après plusieurs agressions à l’encontre de journalistes, Martelly s’en est pris le 28 juillet à une citoyenne qui lui demandait des comptes, lors d’un meeting électoral à Miragoâne.

Il s’agit d’une « agression sexuelle », affirme Fred Brutus dans cette lettre dont copie est parvenue à AlterPresse.

« À quelques mois de la fin du mandat, on ne pouvait pas penser que le président allait franchir ces limites, ‘’violer’’ une femme en public sous les yeux de tous », dit-il, rappelant que « la toute-puissance des chefs » est toujours éphémère.

Le président n’a pas compris l’importance de la notion d’équité de genre dans les relations internationales et nationales, estime encore Brutus, jugeant cela « triste ».

L’attitude de Martelly à Miragoâne n’en finit pas de soulever de l’indignation depuis une semaine. Des organisations de la société civile entendent même déposer une requête au parquet de Port-au-Prince.

Un autre candidat à la présidence, André Michel, opposant farouche à Martelly, a déjà pris les devants. Il a en effet déposé une plainte au parquet de Miragoâne demandant au commissaire du gouvernement de poursuivre le chef de l’État pour « outrage public à la pudeur » suivant l’article 283 du Code pénal.

Alter Presse