Denuncian abusos por parte de autoridades dominicanas a haitianos

Droits Humains: Le Garr dénonce des abus commis sur des ressortissants haïtiens dans divers points frontaliers

Le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr), condamne les abus dont sont victimes des ressortissants haïtiens de la part d’autorités dominicaines dans divers points frontaliers, dans une note transmise à AlterPresse.

Face à cette situation, le Garr « exhorte les autorités d’Haïti et de la République Dominicaine à travailler d’un commun accord pour doter les travailleurs transfrontaliers haïtiens d’un laisser-passer transfrontalier ».

Les autorités dominicaines sont encouragées à sensibiliser les militaires et les gardes dominicains sur la question, en vue du respect des droits des travailleurs transfrontaliers haïtiens.

Un animateur du Garr basé dans la zone, Jean Junior Bertho, a rapporté qu’un travailleur transfrontalier agricole haïtien, Louis Delva, a été attaqué à coup de pierre, le 11 février 2017, au point frontalier non officiel de Savavane Bombe/Cacica.

Cet incident malheureux est survenu au moment où le ressortissant haïtien originaire de Savane Bombe, 2ème section Boucan Bois Pin, de la commune de Cornillon Grand-Bois (Ouest), revenait de travailler à Cacica, République Dominicaine, indique-t-il.

Delva a été touché à la jambe par des pierres qu’un militaire dominicain lui a lancées pendant qu’il essayait de laisser l’autre côté de la frontière voisine pour rentrer en Haïti.

Avant, ce militaire dominicain lui avait fait signe de s’arrêter alors que le ressortissant avait traversé en courant très rapidement pour ne pas se faire confisquer la paye qu’il venait percevoir de son patron dominicain.

Se sentant humilié face à cette agression physique, le travailleur transfrontalier haïtien a tenu à critiquer le comportement de bon nombre de gardes dominicains qui, selon lui, agressent physiquement et verbalement les travailleurs transfrontaliers haïtiens.

Il relate que des militaires dominicains violent au quotidien et comme ils veulent les droits de ces Haïtiens parce qu’ils savent, dit-il, que « nous n’avons pas un État responsable pour veiller au respect de nos droits en tant que travailleurs transfrontaliers ».

Les 20 ressortissantes et ressortissants haïtiens, qui ont été arrêtés illégalement au marché frontalier d’Elias Piña/Belladère (Plateau central), le lundi 16 janvier 2017, ont exprimé leur indignation, après leur libération, dans la matinée du mardi 17 janvier 2017.

Alterpresse