El Senado impide al primer ministro designado presentar el plan de Gobierno

El primer ministro designado de Haití, Jack Guy Lafrontant, se vio ayer impedido de presentar su plan de Gobierno ante el Senado, luego de que los legisladores no completaran el quórum reglamentario y obligaran a suspender la sesión.

Tras varias horas de retraso los senadores haitianos no parecían convencidos de permitir a Lafrontant presentar su política general de Gobierno y de someter a la consideración del Legislativo a los miembros de su Gabinete.

En ese ambiente, los legisladores abandonaron el hemiciclo y la sesión se levantó sin que se estableciera una nueva fecha para un segundo intento.

De acuerdo a fuentes de prensa haitianas, entre los senadores que abandonaron la sesión figuraron los del partido oficialista PHTK.

La situación mantiene al país sin la estructuración de un Gobierno, luego la designación de Lafrontant por parte del presidente haitiano, Jovenel Moise, el 23 de febrero pasado.

En Haití, el primer ministro designado debe presentarse ante el Parlamento (bicameral) para obtener la aprobación a su plan de Gobierno y a los miembros de su Gabinete.

Moise, quien encabezó el fin de semana pasado los funerales del expresidente haitiano René Préval, asumió el poder el 7 de febrero pasado en sustitución del gobernante interino Jocelerme Privert, quien se mantuvo un año en el cargo.

Lafontant es un médico sin experiencia política, cuya designación causó sorpresa en algunos sectores haitianos.

Haití, el país más pobre del continente, presenta problemas en su economía, con elevados niveles de inflación y altos índices de desempleo, así como la amenaza de la cercanía de la temporada de lluvias, que generalmente causa estragos en amplias zonas del país.

Al Momento


Haïti-Politique : La présentation de la déclaration de politique générale du nouveau premier ministre attendra

La séance prévue au sénat de la république, lundi 13 mars, pour écouter la présentation de la déclaration de politique générale du premier ministre nommé, Jacques Guy Lafontant, n’a pu avoir lieu faute de quorum, ont constaté des journalistes.

Sur 19 sénateurs présents, quatre se sont retirés dès l’initiation de la séance, ce qui a infirmé le quorum de 16 sénateurs, nécessaires à la tenue de l’assemblée.

Le président du sénat, Youri Latortue, s’est vu obligé d’annoncer l’ajournement de la séance.

Paradoxalement, les quatre parlementaires en question appartiennent au secteur constitué du Parti haitien tèt kale (Phtk) au pouvoir et d’autres formations politiques alliées.

Une des hypothèses avancées est qu’il y aurait désaccord au sein de ce secteur sur la composition du gouvernement, rendue publique peu auparavant dans un arrêté officiel.

Le cabinet est composé de 18 ministres, dont 5 femmes.

Malgré cette étape, des négociations ont du apparemment être rouvertes en vue de rassurer les parlementaires réticents.

Les sénateurs devaient sanctionner, soit par un vote de confiance, soit par un vote de non confiance, l’énoncé de politique générale de Jack Guy Lafontant, axée, entre autres, sur l’État de droit, la relance économique et l’environnement.

Aucune tendance relative à ce vote n’est encore dégagée au sénat, constate le sénateur de l’Ouest, Pierre Paul Patrice Dumont, joint au téléphone par AlterPresse.

Cependant, Il exprime son insatisfaction par rapport au texte remis au sénat, document qui ne prend pas en compte certaines préoccupations du pays, estime-t-il.

D’autres sénateurs ont également émis des réserves sur la déclaration de politique générale, qui n’exprimerait pas assez clairement, selon eux, les voies et moyens pour parvenir aux fins.

Ils ont annoncé qu’ils attendaient d’être convaincus par le premier ministre nommé.

AlterPresse