El gobierno de Haití cambia a cinco ministros en medio de reclamos de la oposición

Gobierno de Haití cambia a cinco ministros en medio de reclamos de oposición

El primer ministro haitiano, Jacques Guy Lafontant, cambió hoy a cinco de sus ministros en medio de las protestas de la oposición por la corrupción y ante la supuesta falta de resultados de la Administración que encabeza el presidente, Jovenel Moise.

En un comunicado, el Ejecutivo haitiano informó de la designación de Jean-Marie Reynaldo Brunet como ministro del Interior y Autoridades Locales; Jean Roody Aly, ministro de Justicia y Seguridad Pública; y Joubert C. Engrand, ministro de Agricultura, Recursos Naturales y Desarrollo Rural.

Asimismo, Joseph Guyler Cius Delva fue nombrado nuevo ministro de Cultura y Comunicación; y Guy André Junior François será el titular del Ministerio de los Haitianos Residentes el Exterior.

Estos cambios se producen después de que el pasado 19 de abril un hombre murió en la capital haitiana durante una manifestación convocada por la oposición en contra del Gobierno y la corrupción.

Centenares de personas salieron ese día a las calles para protestar contra el Gobierno y en repudio de la corrupción especialmente en la administración entre 2008 y 2016 de los fondos de Petrocaribe, el acuerdo por el cual Venezuela suministra petróleo en condiciones blandas a varios países caribeños.

El grupo mayoritario en la Cámara de Diputados había emplazado la semana pasada al presidente del país, en el poder desde febrero de 2017, a cambiar a algunos de sus ministros ante la falta de resultados en su gestión.

Acento


Haïti-Politique: Des changements dans l’équipe gouvernementale

L’exécutif a procédé, en fin de soirée du 23 avril, à un léger remaniement ministériel, qui a vu le remplacement de 5 ministres sur 18.

Jean-Marie Reynaldo Brunet est nommé ministre de l’intérieur en remplacement de Max Rudolph Saint-Albin. Il fut président de la commission municipale intérimaire de Carrefour et membre du premier Conseil électoral provisoire sous l’administration Martelly.

Jean Roody Aly reçoit le porte-feuille de la justice en remplacement de Heidi Fortuné. Il fut directeur général au même ministère.

Joubert Angrand reçoit celui de l’agriculture en remplacement de Carmel André Belliard. Il fut coordonnateur de l’Institut du café dépendant d’une entité publique.

Le journaliste Guyler C. Delva devient ministre de la culture et de la communication en remplacement de Limond Toussaint. Journaliste de carrière, il fut secrétaire d’Etat à la culture sous l’administration de Joseph Michel Martelly.

Guy André Francois est le nouveau titulaire des Haïtiens vivant à l’étranger en remplacement de Stéphanie Auguste.

Les changements ont été annoncés à la télévision par le premier ministre Jack Guy Lafontant, qui a bouclé en mars dernier sa première année à la tête du gouvernement.

La question de ce remaniement ministériel est dans le débat public depuis plusieurs semaines et a apparemment divisé la majorité gouvernementale au parlement.

Des sénateurs et députés membres ou alliés du Parti haitien tèt kale (Phtk) au pouvoir n’ont pas cessé d’exercer des pressions en faveur de la modification de l’équipe gouvernementale, tandis que d’autres ont défendu l’idée que le remaniement ministériel est du ressort exclusif de l’exécutif.

Peu avant le remaniement ministériel, des dissensions au sein du parti au pouvoir ont éclaté au grand jour, au sujet de la mise en place, le week-end dernier, d’une nouvelle équipe de direction de cette structure.

Sur le plan plus général, ces changements interviennent à un moment où les remous se multiplient à propos de la gestion de la chose publique, tandis que l’insatisfaction grandit en ce qui concerne la situation socioéconomique qui se dégrade.

L’inflation atteint plus de 13% et le déficit budgétaire se situe autour de 14 milliards de gourdes (environ 200 millions USD) pour les six premiers mois de l’exercice fiscal 2017-2018.

Les syndicats notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des industries textiles n’ont cessé de manifester leur mécontentement et d’appeler à des mouvements de protestation.

Le bilan de la première année de l’administration Moïse/Lafontant est très maigre, selon l’opposition politique et des organisations de la société civile, notamment des droits humains.

Les promesses de campagne du président Jovenel Moïse tardent à se matérialiser, des scandales demeurent sans suite et on assiste à une remontée de l’insécurité, avec plusieurs cas d’assassinats et des sorties spectaculaires de gangs armés.

Alterpresse


VOLVER