Haití: el gobierno aprueba aumento del salario mínimo pero los trabajadores denuncian que es insuficiente

Fixation du salaire minimum : le secteur textile passe de 350 à 420 gourdes

L’arrêté confirmant les grilles salariales par segment en ce qui concerne les secteurs d’activités de la vie économique du pays a été publié, ce lundi 8 octobre. S’agissant des entreprises faisant partie du segment A notamment les entreprises en croissance et relativement stables, le salaire minimum est passé de 400 à 500 gourdes, soit une augmentation de 25%.

Concernant les entreprises du segment B, celles qui se tirent d’affaires, le salaire minimum est passé de 350 à 400 gourdes, soit une augmentation de 14,3%.

Pour les entreprises du segment C, celles exposées et très vulnérables, le salaire minimum est passé de 290 à 350 gourdes, soit une augmentation de 20.70%.

Dans les entreprises du segment E qui comprend le personnel de maison, le salaire minimum est passé de 200 à 215 gourdes, soit une augmentation de 7.50%. Pour le segment F, entreprises tournées vers la réexportation, le salaire minimum est passé de 350 à 420 gourdes, soit 20 gourdes de plus sur les 400 proposées dans le rapport du CSS pour l’année 2018.

Dans l’avant-dernier segment, le G, les entreprises de distribution de produits pétroliers et agents de sécurité, le salaire est passé de 300 à 400 gourdes, soit une augmentation de 33.30%.

Au final pour les entreprises faisant partie du segment H, le dernier, les entreprises privées de services stratégiques à la population, le salaire minimum est passé de 350 à 400 gourdes, soit une augmentation de 14.30%.

Notons que le 5e rapport du conseil supérieur des salaires (CSS) a été signé par tous ses membres. L’arrêté qui confirme la hausse du salaire minimum porte la signature du Président de la République, du Premier ministre et de la ministre des Affaires sociales et du travail.

Metropole Haití


Sous-traitance : une marche des ouvriers pour exiger le salaire minimum à 1000 gourdes tuée dans l’œuf

Plusieurs centaines d’ouvriers du secteur de la sous-traitance de la SONAPI ont observé un arrêt de travail et foulé le macadam ce lundi en vue d’exiger 1000 gourdes comme salaire minimum. Cette marche pacifique a été tuée dans l’œuf sur la route de l’aéroport, après que des individus non identifiés ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Les manifestants ont fait entendre leur voix pour dénoncer leur salaire de « misère » de 350 gourdes, exigeant l’ajustement du salaire minimum à 1000 gourdes, la réintégration des ouvriers licenciés arbitrairement ainsi que la matérialisation des promesses d’accompagnements sociaux faites par le gouvernement en place. Ils réclament entre autres plus d’ordre dans les institutions chargées d’assurer les ouvriers, à savoir l’ONA et l’OFATMA, afin qu’ils reçoivent des soins de santé de qualité et des prêts hypothécaires.

« On a appris avec stupéfaction que le salaire minimum est fixé à 420 gourdes », s’insurge le porte-parole de Plateforme syndicale des usines textiles Bataille des ouvriers. Télémarque Pierre, joint par le journal, n’a pas pris de gants pour critiquer le Conseil supérieur des salaires (CSS).

« Les membres du conseil devraient avoir honte. Cela fait deux ans que le CSS n’a pas soumis son rapport alors que ledit rapport devait entrer en vigueur le 1er octobre. Compte tenu de la dépréciation de la gourde (72 gourdes pour 1 dollar), avec un salaire journalier fixé à 420 gourdes, c’est insignifiant », a balancé le syndicaliste, soulignant que les ouvriers ne pourront jamais subvenir à leurs besoins avec moins de 6 dollars pour une journée de travail. Télémarque Pierre dit rejeter d’un revers de main cet arrêté, tout en annonçant la poursuite de la mobilisation.

Le porte-parole de la Plateforme syndicale des usines textiles Bataille des ouvriers en a profité pour critiquer les manœuvres des patrons de la sous-traitance. « Pour empêcher que les manifestants ne gagnent les rues, certains d’entre eux ont fermé les portes de leur usine », a fait remarquer le syndicaliste. « C’est de l’intimidation. Ils ont tenté à maintes reprises de jeter des grains dans le moteur de la mobilisation », a déploré le porte-parole de Plasibo, qui critique d’un autre côté le comportement de la Police nationale d’Haïti.

« Nous avons obligés de renvoyer la marche parce que les agents de l’ordre avaient refusé de nous escorter. La PNH, malgré le fait qu’elle avait été signifiée, n’a pas voulu nous escorter », a regretté le syndicaliste. « Le commissaire Berson Soljour nous a indiqué que la police n’a pas accepté la notification », a indiqué au Nouvelliste Télémarque Pierre, soulignant au passage que le commissaire a transgressé les prescrits constitutionnels.

Parallèlement, à Ouanaminthe, les ouvriers de la Compagnie de développement industriel (CODEVI) ont observé un arrêt de travail. Ils ont marché eux aussi pour exiger un salaire journalier de mille gourdes.

Le Nouvelliste


Gobierno haitiano aumenta salario mínimo

Tras varios meses de protestas en demanda del aumento salarial en Haití, el gobierno publicó un decreto presidencial que incrementa entre 15 y 100 gourdes (20 centavos y 1,4 dólares) diarios el sueldo de los trabajadores.

La noticia ya generó reacciones en el país, pues los empleados piden un salario de mil gourdes diarios (unos 15 dólares), para solventar los altos precios de los productos básicos.

Con las nuevas disposiciones, los empleados de las compañías en crecimiento y relativamente estables experimentarán un aumento de 100 gourdes (1,4 dólares), lo que representan el 25 por ciento, mientras que para las empresas expuestas y altamente vulnerables, el incremento se fija en unos 70 gourdes (cerca de un dólar) o el 20,7 por ciento.

Para las entidades orientadas a la reexportación, el salario mínimo pasó de 350 a 420 gourdes (entre cinco y seis dólares), según el informe del Consejo Superior de Salarios para el año 2018, y en el sector doméstico creció de 200 a 2015 (2,8 y 3 dólares), un aumento del 7,5 por ciento.

Según los trabajadores, el incremento aún no compensa el aumento de la canasta básica, que de acuerdo al Consejo Nacional de Seguridad Alimentaria, creció un ocho por ciento en el primer trimestre de 2018, en comparación con igual periodo del año anterior. Varios cientos de empleados del sector de la subcontratación marcharon este lunes en protesta contra la ‘miseria’ de aumento fijado por el decreto presidencial y para exigir mil gourdes diarios (unos 15 dólares) como sueldo mínimo.

‘Los miembros del Consejo deberían avergonzarse’, dijo Télémarque Pierre, portavoz de la plataforma sindical Batalla Obrera, y agregó que desde hace dos años la institución no presentaba el informe, y debían tener en cuenta la depreciación actual del dólar.

También los manifestantes pidieron la reincorporación de los empleados despedidos arbitrariamente y anunciaron otras movilizaciones para los próximos días.

Prensa Latina


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