Anuncian séptima semana de protestas para que renuncie el presidente Moise

Oposición de Haití anuncia nueva semana de protestas

Sectores opositores de Haití anunciaron un nuevo calendario de movilizaciones populares que continuarán reclamando la renuncia inmediata del presidente Jovenel Moïse.

La recién creada Alternativa Consensual para la Reconstrucción de Haití dijo en conferencia de prensa que las protestas tendrán lugar entre el 27 de octubre y el 2 de noviembre próximo, durante la séptima semana consecutiva de manifestaciones antigubernamentales en el país.

‘El juego de niños ha terminado, todo el país se levantará’, dijo su portavoz André Michel, y añadió que ‘serán siete días de intensos combates. Siete días de encierro’, recalcó.

Por su parte, el senador por Artibonite, Youri Latortue, antiguo aliado del Gobierno afirmó que la crisis tiene dos dimensiones, una cíclica y otra estructural.

Enfatizó que la dimisión del mandatario, solucionará la crisis cíclica, ‘el presidente no se da cuenta de que hoy él es el problema’.

Desde mediados de septiembre, Haití vive una serie de protestas antigubernamentales que exigen la renuncia del jefe de Estado y critican el sistema de exclusión que genera profundas desigualdades sociales.

A pesar de la fuerte presión popular, y tras seis semanas de parálisis de instituciones, actividades económicas, negocios e intercambio comercial, el presidente insiste en mantener su puesto y anunció recientemente que combatirá el sistema.

Sin embargo, su postura es blanco de numerosas críticas, entre quienes señalan que el jefe de Estado es beneficiario del propio sistema que denuncia.

Reprochan además el apoyo de la comunidad internacional, en especial del gobierno norteamericano, al que acusan de injerencista en los asuntos internos de la nación.

De hecho, este jueves la embajada de Estados Unidos en Haití divulgó en redes sociales un comunicado en el que urgió a las fuerzas políticas, económicas y civiles a emprender un diálogo ‘sin condiciones previas’ y constituir gobierno funcional que sirva al pueblo y responda a las preocupaciones económicas y sociales.

El texto no fue bien recibido en las plataformas digitales y los internautas critican que Washington hace oídos sordos al reclamo popular.

Prensa Latina


Haïti-Crise : Des étudiantes et étudiants de l’Ueh en grève de faim dénoncent des actes d’intimidation à leur encontre

Les étudiantes et étudiants de la Faculté de droit et des sciences économiques (Fdse) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), en grève de faim, depuis le dimanche 13 octobre 2019, au local de ladite institution, seraient victimes d’actes d’intimidation.

C’est ce qu’a fait savoir l’un des grévistes de faim, Mackenson Jean, étudiant en sciences juridiques à la Fdse, en marge d’une conférence de presse du comité central de la Fdse, donnée ce mercredi 23 octobre 2019 et à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

Des individus non identifiés lancent des pierres sur la salle, où se trouvent les étudiantes et étudiants grévistes, cassent des vitres et défoncent les portes d’autres salles de la faculté.

Des tirs nourris d’armes à feu sont également entendus, à proximité de la Fdse.

La police nationale n’a fait aucune intervention jusqu’à présent, malgré qu’elle ait été informée de la situation, déplore l’étudiant gréviste de faim Mackenson Jean.

Les étudiantes et étudiants sont une douzaine, dont 10 hommes et 2 femmes, allongés sur des draps, l’un à côté de l’autre, dans une salle où des bouteilles de sérum sont accrochées au mur.

A même le sol, des paquets de sérum oral sont éparpillés, çà et là, ainsi que des bouteilles d’eau.

« A bas le système qui appauvrit la jeunesse » !, « La jeunesse souhaite la tenue du procès PetroCaribe » !, « les coupables doivent être jugés », pouvait-on lire sur des affiches, placardées sur les murs.

L’état de santé de certains de ces grévistes de faim se détériore.

« En ce moment, certains d’entre nous ont des boutons sur la peau, d’autres de la diarrhée. C’est pour cela que la Croix-Rouge les ont transportés à l’hôpital Saint-François de Sales pour les faire soigner », confie Mackenson Jean.

Les étudiantes et étudiants grévistes réaffirment leur détermination à poursuivre cette grève de faim illimitée, jusqu’à la démisssion du président Jovenel Moïse.

Le comité central des étudiantes et étudiants de la Fdse condamne l’indifférence des autorités étatiques, face à la dégradation de la santé des étudiantes et étudiants, en grève de faim depuis déjà 10 jours (dimanche 13 octobre 2019), en vue d’exiger la démission sans conditions de Jovenel Moïse.

Est-ce qu’un mandat présidentiel a plus de valeur que la vie des citoyennes et citoyens ?, se demande Daniel Grégoire, coordonnateur général du comité central de la Faculté de droit et des sciences économiques de l’Université d’État d’Haïti.

AlterPresse


Que fait Jovenel Moïse pour trouver un dénouement à la crise ?

Le pays s’enlise un peu plus chaque jour dans la crise politique aux conséquences économiques et humanitaires graves. Depuis sa fameuse sortie le 15 octobre dernier, lors de la conférence de presse au Palais national au cours de laquelle il avait écarté toute possibilité de démissionner, personne ne sait ce que fait le président de la République pour trouver une solution à la crise. Il n’y a en effet aucune communication entre lui et l’opposition qui exige sa démission.

« Au moment où je vous parle, je sais qu’il y a plusieurs équipes qui sont à la tâche. La police est là, les travaux publics sont sur place, le ministère de l’Intérieur est là aussi, pour voir comment trouver un modus operandi pour sortir. Parce que nous n’allons pas pouvoir sortir de l’auberge avec toutes ces armes, au niveau des groupes armés. Nous sommes en train de travailler pour que la paix revienne, pour que le peuple haïtien retrouve sa sérénité, pour que les enfants puissent retourner à l’école », a déclaré le président de la République dans une interview accordée cette semaine à RFI et à l’AFP.

Le chef de l’État, objet de mouvements de protestation qui exigent sa démission, a affirmé : « Je ne suis pas accroché à un mandat. Je suis accroché à des réformes. Je veux parler de la réforme constitutionnelle, par exemple. Je veux parler de la réforme du secteur de l’énergie, de la digitalisation de l’administration publique. Aujourd’hui, nous sommes dans une crise aiguë, mais nous pouvons profiter de cette crise pour faire de cette dernière une opportunité. Nous avons besoin de stabilité dans le pays et, pour trouver cette stabilité, il faut attaquer le système.

Interrogé par la journaliste Amélie Baron sur des contrats qu’il a dénoncés à maintes reprises alors que la plupart d’entre eux ont été signés sous l’administration de Michel Martelly, son mentor, Jovenel Moïse a répondu en ces termes : « Oui, ce contrat a été signé sous l’administration du président Martelly. Mais je dois vous dire que la mise en place des garanties a été faite lors de la transition. Mon équipe et moi avons constaté que ce contrat ne respectait pas les intérêts de l’État. C’est pour cela que nous avons pris cette décision pour le peuple. »

Le chef de l’État ne rate jamais une occasion de dénoncer le système, les gardiens et les bénéficiaires du système. Cependant, il n’est toujours pas en mesure de révéler les noms des gens qu’il dénonce. « Pour ne pas antagoniser  le pays, je ne veux pas citer de noms, ni de noms d’institutions, ni de noms de personnes. Parce qu’en fait, nous sommes dans un pays divisé, déchiré, et nous avons besoin de mettre les gens ensemble aujourd’hui », a-t-il répondu à la journaliste de l’AFP.

Presque toutes les activités économiques et scolaires sont à l’arrêt depuis plus de six semaines. Pour le locataire du Palais national, « c’est vrai, il y a un problème. Il y a un ras-le-bol. Les gens sont exaspérés. Il y a des entreprises qui ferment leurs portes, il y a des entreprises qui sont en train de réduire leur personnel… Mais comment profiter de cette crise pour en faire une opportunité ? Nous sommes à ce carrefour. Cela demande beaucoup de dépassement de soi. Cela demande beaucoup de sagesse et beaucoup de sérénité aussi chez les acteurs », a avancé Jovenel Moïse dans cette interview à l’AFP.

Selon lui, l’économie suit le politique. « Nous avons mis sur pied un projet et nous l’avons travaillé avec les partenaires techniques et financiers. S’il y a une erreur à ce niveau, je dois dire que je le reconnais, parce qu’on a pris un petit temps en plus. Cela nous a pris deux ans. Deux ans après, malheureusement, nous n’avons pas eu de gouvernement. La Chambre des députés a censuré le gouvernement », a-t-il rappelé.

Cette semaine, il y a eu un semblant de reprise des activités économiques à Port-au-Prince et dans certaines villes de province. L’opposition annonce sept jours de mobilisation à travers tout le pays à partir du 27 octobre pour, a-t-elle fait savoir, forcer Jovenel Moïse à démissionner.

Le Nouvelliste


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