Crisis en Haití: otra persona asesinada por la policía en multitudinaria protesta por la renuncia del presidente

Un muerto durante una nueva protesta en Haití convocada por artistas

Al menos una persona ha muerto por disparos policiales en la multitudinaria protesta celebrada ayer domingo en Puerto Príncipe, que en su mayor parte ha transcurrido de manera pacífica, mientras que varios manifestantes han resultado heridos al ser arrollados accidentalmente por un vehículo.

Miles de ciudadanos salieron a las calles de Puerto Príncipe convocados por artistas, entre ellos el rapero Izolan, del grupo Barikad Crew, así como por el líder religioso Mackenson Dorilas, apodado Profeta Mackenson, para exigir la salida del poder presidente haitiano, Jovenel Moise, a quien consideran incapaz de dirigir el país.

Aunque la movilización fue de carácter pacífico, una persona resultó abatida por disparos realizados desde un vehículo policial en la zona de Petion-Ville, según constató un reportero de Efe, hecho que también denunciaron diversos participantes en la movilización.

Además, con la manifestación a punto de concluir, los frenos del vehículo del Profeta Mackenson fallaron a causa del combustible que cubría la carretera de Petion-ville, arrollando a un grupo de personas que fueron trasladadas a un centro sanitario.

Precisamente en esta zona de la ciudad se produjeron algunos incidentes cerca del destacamento de la Policía, donde los manifestantes respondieron lanzando piedras cuando las fuerzas de seguridad dispararon gas lacrimógeno.

También un establecimiento de venta de neumáticos resultó parcialmente quemado.

Grupos de Petrochallengers como Challengers Populaires, Nou Pap Konplis y Nou Pap Dòmi marcharon este domingo para reclamar la dimisión incondicional del jefe de Estado en una movilización donde muchos asistentes vestían camisetas blancas, y llevaban platos y cucharas en la mano mientras realizaban cánticos y repetían consignas.

“Depi Jojo ale kounya demen gen lekol (Jojo se va hoy, mañana tendré clase)”, “Jojo domi deyo (Jojo duerme afuera)”, “Lage pyew (Renuncia)” y “Jojo mele” fueron las consignas que se corearon a lo largo de esta gigantesca marcha llevada a cabo por grupos apolíticos.

Mientas, el profeta Mackenson Dorilas hizo oraciones para que los demonios salgan de la cabeza del presidente Moise.

A grupos de Petrochallengers como Challengers Populaires, Nou Pap Konplis y Nou Pap Dòmi que marcharon para reclamar la dimisión incondicional del Jefe de Estado, se sumaron algunos líderes políticos opositores, entre ellos Assad Volcy, Edmonde Supplice Beauzile, Youry Latortue, Antonio Cheramy, Arnel Belizaire y Printemps Belizaire.

Esta protesta, que reunió a miles de personas, constituye una segunda demostración de fuerza después de una semana del regreso de diversos artistas haitianos a la lucha contra Jovenel Moise, tras la gran marcha del domingo pasado, que se desarrolló sin violencia.

Haití está a punto de vivir su sexta semana consecutiva de protestas y parálisis total de las actividades, y se han anunciado nuevas movilizaciones para este lunes, convocada por los principales de los sindicatos de maestros, mientras que el martes hay otra convocatoria de protestas por parte de líderes religiosos.

El país es escenario de protestas diarias contra Moise desde el pasado 16 de septiembre, a raíz de la delicada situación económica y de la crisis política que ha hecho imposible formar un Gobierno desde el pasado marzo.

Moise ha ofrecido diálogo a la oposición, pero esta semana le ha abandonado la comisión que formó para entablar conversaciones con los opositores, por discrepancias con el mandatario.

Listín Diario


Artistes et chrétiens protestants manifestent contre Jovenel Moïse par milliers

Pour un deuxième dimanche consécutif, des dizaines de milliers de manifestants ont foulé le macadam à Port-au-Prince pour exiger le départ du président Jovenel Moïse. Les participants ont répondu à l’appel d’un collectif d’artistes dont les chefs de file sont Izolan et King Kino. Ce dimanche, des fidèles protestants, sous le leadership de l’auto-proclamé « prophète » Makenson Dorilas, ont été également sur le parcours. Un mélange inédit de convictions religieuses mais une motivation politique commune: réclamer le départ du pouvoir du président Jovenel Moïse et de ses amis.

La manifestation a débuté au Champ de Mars, devant le Rex Théâtre comme dimanche dernier avant d’arpenter Lalue, Nazon, Carrefour de l’aéroport, route de Delmas pour revenir au point de départ après avoir arpenté certaines rues de Pétion-Ville.

Comme c’était le cas dimanche dernier, la manifestation a pris l’allure d’un vrai dimanche de carnaval. Trois chars musicaux et plusieurs bandes de rara ont assuré l’animation. Pierre Raymond Divers alias King Kino a expliqué au journal le sens de sa présence à la manifestation de ce dimanche. « Nous sommes là pour porter les revendications de la masse, des ouvriers, des policiers, du secteur privé, etc. Le pays est malade. Il y a une pléthore de problèmes dans tous les domaines. Nous demandons au président de faire un geste », a-t-il dit.

Son collègue, e rappeur Izolan, a été aussi explicite. « Comme artistes, nous exigeons le départ de Jovenel Moïse. C’est ce qui explique notre présence sur le béton », a déclaré le rappeur de Barikad Crew. Le natif de l’Arcahaie a également annoncé que les artistes réfléchissent à d’autres stratégies pour maintenir la pression sur le président. « Il n’y aura pas toujours des marches les dimanches. Nous avons d’autres stratégies qui seront annoncées bientôt », a-t-il souligné.

Après deux ans de mandat, Jovenel Moïse fait face à une contestation sans précédent. Une contestation qui paralyse le fonctionnement du pays et qui a des conséquences notamment sur le secteur éducatif et le secteur de l’économie.

L’homme d’affaires Anthony Bennett alias Ti Tony a évoqué les conséquences de cette situation sur l’économie et a appelé à une solution urgente. « Je suis dans les rues pour les autres patrons du secteur privé qui ne sont pas là. Ils subissent aussi les conséquences de la crise comme le reste de la population. Je veux que le pays prenne une autre direction. On a besoin de nouveaux dirigeants parce qu’actuellement le pays n’est pas dirigé. La médiocrité est la règle. On ne peut pas continuer ainsi. Le problème n’est pas que Jovenel Moïse. Il y a aussi les parlementaires, les ministres. Le président avait reçu un mandat pour assurer la bonne marche des institutions. Cependant, on peut constater que rien ne marche. Ou bien il apporte des solutions, ou bien il admet son incapacité et tirer les conséquences. Qu’il parte avec les parlementaires et les ministres », appelle-t-il.

Le sénateur Youri Latortue a apporté son soutien à la manifestation convoquée par le collectif des artistes. Il a profité pour annoncer que la mobilisation va s’amplifier dans les prochains jours. « Cette semaine les religieux seront dans les rues. Ils annoncent la fermeture de leurs institutions jusqu’à ce qu’il y ait un dénouement à la crise politique. Il y a plusieurs autres secteurs qui s’expriment et exigent aussi la démission de Jovenel Moïse. C’est une bonne chose », fait-il remarquer.

Ce dimanche, des divergences entre participants et entre artistes sont apparues au grand jour. Un groupe de manifestants ont scandé « nou pa nan kanaval, nou vle revolisyon (non au carnaval, oui à la révolution). Une manière pour ce groupe de prendre ses distances par rapport à l’ambiance carnavalesque qui s’est installée dans la manifestation de dimanche dernier et celle d’aujourd’hui. Izolan et le comédien Matyas se sont eux aussi querellés sur le sujet. Le comédien Matyas estime que l’heure n’est pas au carnaval. « On ne peut pas rire et danser, devant cette misère dans laquelle patauge la majorité. Il peut pas y avoir de carnaval devant autant de chômage, de misère et d’insécurité. Les artistes ne doivent pas monter sur un char comme ils le font. Ils doivent descendre dans la rue pour fouler le béton aux côtés du peuple », estime-t-il.

Des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre à Pétion-Ville et à Lalue. La police a fait usage de gaz lacrymogène et projectiles en caoutchouc à plusieurs reprises à Pétion-Ville, notamment quand des manifestants ont voulu se rendre à Pèlerin 5, quartier où habitent le président et sa famille. Des manifestants ont mis le feu dans un camion au niveau de Lalue. Ils ont ensuite empêché aux sapeurs pompiers d’éteindre le feu en leur lançant des pierres. Les agents du CIMO ont intervenu pour contrôler la situation.

Jusqu’à la fin de la marche un accident est survenu et 16 personnes en sont sorties blessées au niveau de Pétion-Ville ce dimanche. Ce bilan a été communiqué par le Directeur du ministère de la santé publique, Dr Lauré Adrien en début de soirée. Selon lui, 8 victimes ont été soignées à l’hôpital La paix de Delmas 33, et 8 autres ont été soignées à l’hôpital Eliazar Germain de Pétion-Ville. « Toutes les victimes ont été soignées gratuitement. Elles sont dans un état stable. Certains patients ont même été autorisés à rentrer chez eux », a-t-il indiqué au journal.

Les victimes, toutes des participants à la manifestation convoquée par un collectif d’artistes, ont été fauchées par le camion qui servait de char au pasteur Makenson Dorilas. Selon les premières informations, le chauffeur a perdu le contrôle du véhicule quand les freins ont lâché.

Makenson Dorilas a été l’invité surprise de la marche. Portant une longue robe verte, une sorte de « soutane », perché lui aussi sur un char, prophète Makenson a assuré l’animation à sa manière. Il a diffusé pendant toute la marche des chansons évangéliques sur tout le parcours. Il a été suivi par des milliers de manifestants, notamment des fidèles remarquables par leurs tenues vestimentaires differentes sans accroc avec les autres publics de la manif.

Le Nouvelliste


Maestros movilizados en Haití en debut de sexta semana de protestas

Sindicatos docentes marcharán hoy por la capital, para exigir la renuncia del presidente Jovenel Moïse, en el debut de la sexta semana consecutiva de protestas antigubernamentales en Haití.

Según sus declaraciones, los derechos económicos de 200 mil maestros son violados por el actual Gobierno, con el cierre de las escuelas desde mediados de septiembre.

El 16 de septiembre último, inició esta nueva oleada de protestas consecutivas, que mantiene los centros docentes funcionando de manera intermitente, así como actividades económicas, comerciales, negocios e instituciones públicas y privadas.

Líderes sindicales estiman que unos tres millones de estudiantes no pueden asistir a clases desde el inicio de las movilizaciones que se extendieron por todo el país, con un saldo de decenas de fallecidos, de acuerdo con organizaciones de derechos humanos.

La víspera, populares artistas repitieron una multitudinaria marcha en esta capital que colmó Delmas y la Panamericana, dos de las principales avenidas de la ciudad con conciertos y bailes, además de un discurso profundamente antigubernamental.

De acuerdo con medios de prensa, al menos una persona perdió la vida durante los enfrentamientos con la policía en Petion Ville, zona acomodada que devino centro de negocios tras el terremoto de 2010.

Las manifestaciones que sacuden al país, piden además un cambio de sistema sociopolítico, que permita atender las urgencias de los más vulnerables.

Haití es uno de los países más desiguales del planeta donde el 20 por ciento más rico posee el 64 por ciento de los ingresos, mientras que el 20 por ciento más pobre, tiene menos del uno por ciento.

A inicios de año, el Gobierno reconoció que casi el 80 por ciento vive por debajo de la línea de la pobreza, mientras que el 70 por ciento está desempleado.

A esto se suma que casi el 80 por ciento de los centros docentes se encuentran en manos de privados, y la salud posee cifras similares, por lo que el acceso a estos servicios universales constituye un lujo para millones de personas.

La nación caribeña vive uno de los levantamientos populares más extensos de la historia reciente del país, sin embargo, el presidente Jovenel Moïse confirmó recientemente que se mantendrá en su puesto.

‘La Constitución es clara. La gente votó por mí en las últimas elecciones. La Constitución especifica cuándo debo dejar el poder y cómo hacerlo. El poder pertenece al pueblo y el pueblo me lo ha dado a través de la Constitución’, dijo el jefe de Estado el martes último en el Palacio Nacional.

Señaló que sería irresponsable renunciar en la actual situación del país y dejar que el sistema se regenerara, y subrayó que ‘hay insatisfacciones, mi papel es hablar con la gente que es mi único jefe, hablaré con ella a menudo’.

Prensa Latina