Haití: nueva jornada de protesta nacional hace tambalear al presidente Moïse

Oposición convoca a mega protesta antigubernamental en Haití

Miles de haitianos están convocados hoy a una mega protesta en las calles de esta capital y otras ciudades, para exigir la renuncia del presidente Jovenel Moïse.

Según anunciaron sectores opositores, en el parque Saint Pierre de Petion Ville será el punto de reunión donde los protestantes esperarán por la dimisión del mandatario, y de no ocurir enfilarán rumbo a su residencia privada.

‘Si después de dos horas en la Plaza de Saint Pierre no conseguimos la renuncia de Jovenel Moïse, iremos directamente a su casa en Pèlerin 5 a recogerla’, aseguró a la prensa el senador opositor Évalière Beauplan.

Añadió que esta fecha marca la batalla final contra el jefe de Estado, que hasta el momento ha declinado la renuncia, y en cambio designó esta semana una comisión para viabilizar el diálogo nacional.

Desde hace casi un mes, las ciudades de Haití son escenario de fuertes movilizaciones antigubernamentales, que además del fin del gobierno, piden una administración capaz de reivindicar las demandas de la población.

Con casi 12 millones de habitantes, la nación caribeña tiene una tasa de desempleo de más del 70 por ciento de la población activa, y casi el 60 por ciento vive bajo la línea de la pobreza.

Autoridades confirmaron que unos 2,6 millones de personas padecen de inseguridad alimentaria, y de ellas casi 600 mil se encuentran en fase crítica.

Los manifestantes piden un cambio de sistema, no solo de gobierno, así como mejores condiciones de vida, y acceso a servicios básicos como la salud y la educación, la mayoría en manos del sector privado. Las protestas que sacuden al país, han paralizado las actividades económicas, educativas, servicios y otros, durante la crisis más extensa desde que Moïse llegó al poder en febrero de 2017.

Según datos de la Red Nacional en Defensa de los Derechos Humanos, al menos 77 personas murieron en lo que va de año, al margen de las manifestaciones.

Prensa Latina


Les mouvements de protestation ont couté la vie à plus de 70 personnes en 2019

77 personnes ont été tuées en Haiti depuis le début de l’année 2019 dans le cadre des mouvements de protestation, selon des chiffres fournis à AlterPresse par le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh).

Pour la période allant du 1er au 9 octobre, 10 personnes ont trouvé la mort dont 4 ont été assassinées pour la seule journée du 1er octobre, à la Saline, lors d’un affrontement entre les gangs de Ti Junior et alliés et ceux des quartiers de projet La Saline. Le Rnddh précise que 3 des personnes assassinées répondent aux noms de Jean Wilner FORTUNÉ, Roger CLAUDE et Osnel BERTIN.

Le 4 octobre 2019, des patrouilles policières, qui sillonnaient la ville du Cap-Haïtien (Nord) lors d’une manifestation, auraient tiré et Carole Jasmin, 65 ans, a été atteinte à la rue 11 M, alors qu’elle revenait d’un centre commercial, selon les déclarations de son fils Wisly Jean.

Toujours selon ce bilan, le 6 octobre 2019, Denilson Dénoé, âgé de 19 ans, a été tué par des agents de la PNH à Tabarre 51 (périphérie nord-est) devant sa maison.

Le 8 octobre 2019, Marckson Pierre, âgé de 16 ans, est décédé à l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti à Port-au-Prince des suites des blessures par balles dont il a été victime le 2 octobre 2019 au niveau de Delmas 83 (périphérie est).

Toujours selon le Rnddh, du 16 au 30 septembre 2019, 17 personnes ont été tuées à travers le pays alors que pour la période allant du 9 au 28 Juin dernier 10 personnes ont perdu la vie dans le département de l’Ouest.

Plus tôt en 2019, soit du 7 au 17 Février, au cours des mouvements de protestation qui ont eu lieu à travers le pays et durant la période « pays lock » 40 personnes ont perdu la vie.

Alterpresse


Haití | La comunidad internacional llamada a distanciarse de Jovenel Moïse

El movimiento ciudadano Nou p ap konplis (No seremos cómplices) llama a la comunidad internacional a distanciarse, facilitando la renuncia del presidente Jovenel Moïse, en una nota enviada a la agencia en Línea AlterPresse.

También hace un llamado a la comunidad internacional para que tome una posición junto al pueblo haitiano al dejar de respaldar “este poder sanguinario.”

“La soberanía popular exige la renuncia del presidente Jovenel Moïse, que es un principio del derecho internacional público, sobre el cual deben guiarse todas las acciones de la comunidad internacional”.

Nou p ap konplis alienta a la población a llevar a cabo acciones de desobediencia civil.

Además, el Konbit òganizasyon politik, sendikal ak popilè y el Sindicato Central Nacional de Trabajadores (Cnoha) están pidiendo a los representantes diplomáticos de los países del Grupo Core [1] que respeten la voluntad del pueblo, lo que exige un cambio radical y la salida incondicional de Jovenel Moïse de la presidencia política en Haití.

La oposición política anuncia un gran día de protesta, para el viernes 11 de octubre de 2019, en la capital, Puerto Príncipe, y en varias otras ciudades de las provincias, contra el equipo gobernante.

“En caso de que Jovenel Moses se niegue a dejar el poder, buscaremos su carta de renuncia a su casa”, advierte la oposición política. [emb rc abr 10/10/2019 16:20] [1] Nota del editor: El Grupo Core está compuesto por los embajadores de Brasil, Canadá, Francia, España, los Estados Unidos de América, la Unión Europea (UE), el Representante Especial de la Organización Estados estadounidenses (OEA) así como de las Naciones Unidas, la estadounidense Helen Meagher La Lime.

Haití No Minustah


Haïti-crise : La Commission de Facilitation de Passation de Pouvoir de l’opposition installée

Les leaders de l’Alternative Consensuelle pour la Refondation d’Haïti structure de l’opposition Anti-Jovenel ont procédé jeudi à l’installation de la commission dénommée de facilitation de Passation de Pouvoir.

Composée de neuf membres, cette commission établira sa propre méthodologie de travail en vue de proposer l’équipe qui remplacera l’administration de Jovenel Moise.

Ses missions sont celles-ci : Proposer à l’Assemblée des signataires de l’Alternative dans les 48 heures qui suivent son installation une méthodologie de travail pour les remarques et observations avant approbation ainsi qu’une liste de secteurs à rencontrer en vue de faciliter la mise en œuvre de l’Alternative consensuelle.

De concert avec l’Assemblée des signataires de l’Alternative, planifier le départ immédiat et ordonné de Jovenel MOISE du pouvoir. Proposer aux signataires de l’Alternative une liste de 3 juges de la Cour de Cassation dont l’un sera désigné par les signataires de l’Alternative pour être le Président provisoire. Conseiller les signataires de l‘Alternative dans le choix de la personnalité qui remplira la fonction de premier Ministre du Gouvernement de transition.

La Commission veillera également à soumettre au Premier ministre un panier de personnalités crédibles et honnêtes, issus de différents secteurs de la vie nationale pour la formation du Gouvernement de transition.

Selon les termes de référence des membres de la dite commission sa mission facilitation de Passation de Pouvoir prend fin dès l’installation de l’Autorité Nationale de transition ( ANT).

La Commission est composée des personnalités suivantes : Gary Victor, Antoine Augustin, Michel Legros, Antoinette Duclaire, Himler Rebu, Hugues Celestin, Claire Lydie Parent, Gervais Charles et Michel Frantz Grandois.

HPN Haití


Haïti est confronté à une insécurité alimentaire grave

Selon les estimations de la FAO, 41 pays de par le monde, dont 31 en Afrique, continuent d’avoir besoin d’une aide alimentaire extérieure. La persistance des conflits reste le principal facteur à l’origine du niveau élevé d’insécurité alimentaire grave, tandis que les conditions météorologiques défavorables ont aussi compromis la production agricole, réduisant les disponibilités vivrières et l’accès à la nourriture.

Haïti fait partie des région en proie à une insécurité alimentaire grave. La FAO a noté des Épisodes de sécheresse prolongés et inflation élevée.

Selon les prévisions, environ 2,6 millions de personnes nécessiteraient une aide alimentaire en août 2019, car la production céréalière a souffert des vagues de sécheresse (en particulier s’agissant du maïs), ce à quoi il faut ajouter les prix élevés des aliments importés, y compris le riz.

En Haïti, le maïs de la campagne principale a été récolté en juillet, et l’insufisance des précipitations tombées dans le sud et l’est a gravement compromis la production. Un temps sec continue de perturber les opérations de semis du maïs de la campagne secondaire, dont la production s’annonce donc mauvaise. L’affaiblissement rapide de la monnaie locale par rapport au dollar des États-Unis entre la n 2018 et la mi-2019 a rendu plus dificile l’accès des agriculteurs aux intrants agricoles, le plus souvent importés, ce qui a contribué à faire baisser encore davantage les rendements. En revanche, la production de paddy de la campagne principale de 2019, dont la récolte est en cours, devrait atteindre un niveau moyen. Ce résultat tient à des rendements proches de la moyenne grâce aux conditions météorologiques globalement bonnes dans l’Artibonite, principal département producteur, ce qui a compensé les effets négatifs du faible recours aux intrants agricoles.

Les prix du maïs ont enregistré une hausse saisonnière en juin-juillet en Haïti, les prix du riz importé ont augmenté en juin, en dépit de la décision du gouvernement de lever la taxe ajoutée sur ces importations, principalement du fait de la faiblesse de la monnaie nationale.

Metropole Haití