Barcos de Guerra de EE.UU. llegan a Puerto Príncipe como parte de la avanzada militar en Haití
La embajada estadounidense comunicó en su cuenta de X que «bajo las órdenes del secretario de Guerra (Pete Hegseth), el USS Stockdale, el USCGC Stone y el USCGC Diligence han llegado a la bahía de Puerto Príncipe”.
En una nueva acción injerencista estadounidense en la reglón del mar Caribe, la Embajada de los Estados Unidos reportó que, la Marina de Guerra estadounidense ha enviado a Puerto Príncipe los barcos USCGC Diligence, USCGC Stone y USS Stockdale como parte de la avanzada militar en Haití.
A través de su cuenta oficial en X, la embajada comunicó que «bajo las órdenes del secretario de Guerra (Pete Hegseth), el USS Stockdale, el USCGC Stone y el USCGC Diligence han llegado a la bahía de Puerto Príncipe”.
Alors que le mandat du Conseil présidentiel de transition prend fin le 7 février, nous soutenons le leadership du Premier ministre Fils-Aimé dans la construction d’une Haïti forte, prospère et libre.
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Pandan manda Konsèy Prezidansyèl Tranzisyon an ap fini nan dat 7 fevriye,… https://t.co/ndzOnvFEX8— U.S. Embassy Haiti (@USEmbassyHaiti) February 4, 2026
El Comando Sur de los Estados Unidos señaló además en X que “la @USNavy (Marina estadunidense) y la @USCG (Guardia Costera de los EEUU) trabajan para garantizar un Haití más seguro y próspero”.
El acontecimiento sucede días antes de que se termine el mandato del Consejo Presidencial de Transición de Haití (CPT), el 7 de febrero.
El 25 de enero, el Departamento de Estado comunicó que había anulado los visados a dos integrantes del (CPT) y a sus familias debido a su supuesta vinculación con «pandillas y otras agrupaciones criminales» en la nación caribeña.
El consejo presidencial anunció días antes que comenzaría un procedimiento para reemplazar al actual primer ministro, Alix Didier Fils-Aimé, por uno del Gobierno interino en un periodo de 30 días como máximo.
Christopher Landau, subsecretario del Departamento de Estado, comunicó el 23 de enero que antes los Estados Unidos se habían opuesto a esa idea, pues creían que cambiar la composición del gobierno haitiano sería visto como un acto que socavaría los esfuerzos para restaurar en ese país la seguridad y la estabilidad fundamentales.
En Haití, según la oficina de la ONU para el país antillano, se ha desatado una crisis política y social aguda. En 2025, debido a las operaciones de las fuerzas de seguridad contra las pandillas y a la violencia ejercida por estas últimas, hubo al menos 2.708 heridos y 5.915 muertos.
Haïti : Tensions politiques et présence militaire américaine à l’approche du 7 février 2026
À quelques jours du 7 février 2026, Haïti voit se croiser enjeux politiques et sécurité. Les assises de suivi du dialogue inter-haïtien proposent un collège présidentiel de trois membres, tandis que des navires américains sont déployés dans la rade de Port-au-Prince. Les discussions suscitent des réactions contrastées parmi les acteurs politiques et la société civile.
P-au-P., 4 févr. 2026 [AlterPresse] — À l’approche du 7 février 2026, deux faits retiennent l’attention en Haïti. Les assises de suivi du dialogue inter-haïtien se sont achevées sur la proposition d’un collège présidentiel de trois membres pour la transition, tandis que 3 navires de guerre américains ont été déployés dans la rade de Port-au-Prince dans le cadre de l’opération Southern Spear, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Ces événements interviennent alors que la gouvernance, la sécurité et l’organisation des prochaines élections font l’objet de débats et de réactions contrastées.
Déploiement américain dans le cadre de l’opération Southern Spear
Sur instruction du Secrétaire à la Guerre des États-Unis, les navires USS Stockdale, USCGC Stone et USCGC Diligence sont arrivés dans la baie de Port-au-Prince, dans le cadre de l’opération Southern Spear, lancée en 2025 par l’administration Trump.
Cette opération militaire et de surveillance vise « à détecter, perturber et affaiblir les réseaux criminels transnationaux et les réseaux maritimes illicites ».
La Marine et les garde-côtes américains affirment que leur présence traduit « un engagement indéfectible en faveur de la sécurité, de la stabilité et d’un avenir meilleur pour Haïti » et réaffirment leur partenariat avec les autorités haïtiennes pour un pays « plus sûr et plus prospère ».
Les assises inter-haïtiennes : Un dialogue au cœur de débats contrastés
L’initiative de concertation engagée par le Cpt avec les acteurs et actrices politiques suscite des réactions contrastées. Certains observateurs y voient une démarche positive en faveur du dialogue national, tandis que d’autres dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative de certains membres du Cpt de se maintenir au pouvoir.
Invité à l’émission FwoteLide sur AlterRadio (106.1 FM et sur toutes les plateformes numériques), le spécialiste en relations internationales Samuel Colin a souligné que cette initiative s’inscrit dans la continuité du dialogue inter-haïtien lancé à la mi-janvier par le Forum haïtien pour la paix et le développement durable (Fohpdd), organisation de la diaspora qu’il dirige.
Selon lui, le fait que des Haïtiens acceptent de se réunir pour dégager un compromis visant à restaurer la souveraineté nationale constitue « un signal encourageant, susceptible de prévenir des solutions imposées par la communauté internationale ».
Enthousiaste quant à sa participation, Samuel Colin exhorte les parties prenantes à persévérer dans cette dynamique. Il salue le caractère inclusif du processus, relevant la présence de représentants et représentantes d’organisations sociales, de regroupements politiques, de syndicats et d’acteurs de la société civile issus de courants idéologiques divers.
L’objectif principal de ces discussions, précise-t-il, est d’éviter un vide institutionnel à l’issue du 7 février 2026. Une feuille de route consensuelle devrait émerger à l’issue des assises.
Les principaux thèmes abordés
Quatre axes majeurs ont structuré les débats : la gouvernance, la sécurité, l’assistance humanitaire et l’organisation des élections.
Selon Samuel Colin, les participants ont longuement réfléchi à l’orientation future de la gouvernance nationale, analysant les modèles institutionnels les plus adaptés et la feuille de route à adopter.
Un large consensus se dégage en faveur de l’abandon de la gouvernance assortie d’une présidence tournante, telle que pratiquée par le Cpt. La majorité des acteurs plaide plutôt pour une gouvernance bicéphale, reposant sur un président et un Premier ministre, accompagnée de la mise en place d’un organe de contrôle.
Les discussions ont également porté sur la situation des personnes déplacées internes, estimées à plus de 1,5 million, ainsi que sur les modalités d’organisation d’élections libres, honnêtes et transparentes.
Confiant quant à la possibilité d’aboutir à un accord, Samuel Colin exprime de fortes attentes pour ces assises, qui se sont déroulées du 1er au 3 février à Pétion-Ville et qui, jusqu’à présent, se déroulaient sans incident majeur.
La sécurité, priorité absolue
La problématique de la sécurité a occupé une place prépondérante dans les débats. Intervenant également à l’émission FwoteLide, Rosny Desroches, responsable de l’Initiative de la société civile, a appelé à intensifier la lutte contre les gangs armés, estimant qu’il s’agit d’une priorité absolue.
Selon lui, l’enjeu principal ne devrait pas être la conquête du pouvoir, mais plutôt la convergence des forces nationales afin de vaincre l’insécurité.
Rosny Desroches recommande, à cet effet, une coopération étroite avec la communauté internationale, dont l’appui demeure crucial pour le rétablissement de la sécurité et le retour à l’ordre démocratique par le biais des élections.
Critiques et réserves : Assises ou manœuvres politiques ?
Pour certains acteurs, cette initiative soulève des doutes sérieux. Himmler Rébu, président du Grand rassemblement pour l’évolution d’Haïti (Greh), critique vivement l’initiative du Cpt, qu’il assimile à des manœuvres politiques mal dissimulées. Il accuse les conseillers-présidents Leslie Voltaire, Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles de vouloir se maintenir au pouvoir via un triumvirat, une option qui, selon lui, ne ferait qu’aggraver la crise et la précarité de la population.
Himmler Rébu rappelle que le Greh prône la fin de la gouvernance collégiale au profit d’une formule plus conforme à la Constitution, reposant sur un président issu de la Cour de cassation, assisté de douze ministres.
Il défend également l’implication accrue des régions, l’activation d’une conférence nationale et la mise en place d’une commission vérité et justice.
Par ailleurs, l’ancien colonel minimise les avancées sur le plan sécuritaire, estimant qu’aucun espace géographique n’a été effectivement reconquis, et y voit des actions détournées à des fins politiques. Il plaide enfin pour l’élaboration d’un vaste projet social national afin de sortir le pays de la stagnation.
Contexte de tensions
Ces assises se déroulent dans un climat tendu, consécutif à l’adoption, le 21 janvier 2026, par cinq membres du Cpt d’une résolution visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, malgré les mises en garde formulées par les États-Unis et le soutien du Canada, de l’Union européenne, de la France, de l’Allemagne et de l’Espagne.
Alors que la date symbolique du 7 février approche, le pays fait face à un croisement de tensions politiques, enjeux sécuritaires et implications internationales, avec le déploiement militaire américain dans la rade de Port-au-Prince et les débats intenses autour de la gouvernance et des élections.
