Fritz A. Jean forma en Haití nuevo gabinete

El primer ministro de Haití, Fritz A. Jean, anunció ayer la conformación de su gabinete, que deberá ser ratificado por el Congreso Nacional (bicameral) en una fecha que todavía no ha sido anunciada públicamente.

El gabinete de Jean tiene 15 ministerios, 5 menos que el del Gobierno de Michel Martelly, quien dejó la presidencia el pasado 7 de febrero al vencerse su mandato sin que se haya elegido a su sucesor en las urnas, lo que obligó a la instalación de un Gobierno provisional, que deberá celebrar elecciones en abril próximo.

Desde su designación como presidente interino del país, Jocelerme Privert, ha abogado por un Gobierno con menos ministros por la situación económica del país. En el nuevo gabinete, Jean ocupará también el cargo de ministro de Interior y Defensa.

Los demás ministros son Eric Pierre, Asuntos Exteriores; Yves Romain Bastien, Economía y Finanzas; Enex Jean Charles; Planificación y Cooperación Externa, y Florence Elie, Justicia y Seguridad Pública. Además, Arnoux Sevirin, ministro de Agricultura; Daphnée Benoit Delsoin, Educación y Deporte; Jacques Evelt Eveillard, Transporte y Comunicación; Jean René Antoine Nicolas, Asunto Social y Trabajo, y Simon Dieusseul Desras, Medioambiente.

Asimismo, Jessy Pettit-Frères, Comercio e Industria; Difiero Hypolite, Turismo; Marie Denise Claude, Asuntos de las Mujeres, y Marc Aurèle García, Cultura y Conmemoración.

El primer ministro debe esperar que el Parlamento apruebe su plan de Gobierno para poder instalar su Gobierno. Los parlamentarios del círculo de Martelly, quienes son mayoría en la cámara de diputados y minoría en el Senado, advierten que no votarán a favor de Jean porque este no es fruto de un consenso.

El Día

Un peu moins de 30% de femmes au cabinet ministériel de Fritz-Alphonse Jean

La composition du cabinet ministériel du premier ministre investi, Fritz-Alphonse Jean, rendue publique tard dans la soirée du lundi 7 mars 2016, ne fait que frôler le quota constitutionnel de 30% de femmes.

Parmi les 14 personnalités appelées à occuper les 15 fonctions de ministre, AlterPresse dénombre 4 femmes, soit un pourcentage de 28,57%.

« Le principe du quota d’au moins trente pour cent 30% de femmes est reconnu à tous les niveaux de la vie nationale, notamment dans les services publics », stipule l’article 17-1 de la Constitution de 1987 dite amendée.

A coté du Ministère à la condition féminine, ceux de la Justice et de la sécurité publique (Mjsp), de la santé publique et de la population (Mspp), de l’éducation nationale, de la jeunesse, des sports et de l’action civique (Menjsac), du commerce et de l’industrie (Mci) sont confiées à des femmes.

Le premier ministre garde pour lui le Ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale (Mictdn), dans ce gouvernement attendu depuis une semaine, avec lequel il espère trouver un vote de confiance au parlement où il peine à dégager une majorité.

Qui sont ces femmes ?

Florence Elie, Protectrice du citoyen et de la citoyenne depuis le 6 octobre 2009 (avec un mandat de 7 ans) est pressentie au Mjsp. Diplomée de la Faculté de droit et des sciences économiques de l’Université d’Etat d’Haïti (Fdse/Ueh), Elie a roulé sa bosse dans l’administration publique haïtienne.

Membre du cabinet du ministre de la justice en 1996, Florence Elie a dirigé simultanément le Bureau de coordination pour le procès du massacre de Raboteau (Gonaives, Nord), la Commission préparatoire à la réforme du droit et de la justice et l’unité pénale.

Médecin, spécialiste en dermatologie, Daphnée Benoit Delsoin est envisagée comme titulaire du Mspp et ministre a.i de l’éducation nationale.

Jessy C. Petit-Frère est prétendante au ministère du commerce et de l’industrie.

Marie Denise Claude, détentrice d’une maitrise de l’université de Montréal, fille du défunt leader démocrate chrétien Sylvio Claude est pressentie au poste de ministre à la condition féminine et aux droits des femmes.

Elle a été candidate malheureuse au Sénat pour le département de l’Ouest à plusieurs reprises sous la bannière de différents partis politiques dont Inite Patriotik et la Fusion des sociaux-démocrates.

Les mâles du cabinet

Dans le cabinet de Fritz Jean, on retrouve bon nombre d’anciens fonctionnaires sous les présidences de Jean Bertrand Aristide et de René Garcia Préval.

Ericq Pierre pourrait détenir le portefeuille du ministère des affaires étrangères, des haïtiens vivant à l’étranger et des cultes.

Économiste à la banque interaméricaine de développement, Pierre a été à deux fois nommé premier ministre par l’ancien président Préval. Il n’a jamais pu passer le cap de la ratification au parlement haïtien.

Ancien directeur du Conseil de Modernisation des Entreprises (CMEP), l’ingénieur Yves Romain Bastien est appelé au Ministère de l’économie et des finances.

Enex Jean-Charles, ancien conseiller du président Préval et secrétaire général du conseil des ministres sous Martelly est le prétendant au Ministère de la planification et de la coopération externe (Mpce).

Ancien directeur départemental agricole de l’Ouest, directeur de la production végétale au ministère de l’agriculture, Arnoux Severin est désigné ministre de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (Marndr).

Jacques Evelt Eveillard prétend au ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc) où il a déjà occupé le poste de directeur général.

Les clés du ministère des affaires sociales et du travail (Mast) pourraient être remises à Jean René Antoine Nicolas alors que l’ancien président du sénat, juriste de formation, est pressenti au ministère de l’environnement.

Au ministère du tourisme, c’est l’entrepreneur Didier Hyppolite qui est désigné comme titulaire.

Le ministère de la culture et de la communication est confié au journaliste et co-propriétaire de la station privée Mélodie FM, Marc Aurèle Garcia dit Marcus.

Entre temps, la commission de la chambre des députés n’est toujours pas mise en place pour l’étude du dossier ou la confirmation d’éligibilité de Fritz Jean au poste de premier ministre.

La séance du 3 mars a été avortée pour faute de quorum. Une tentative sera faite cette semaine a annoncé le président de la chambre basse à AlterPresse le 7 mars 2016.

Alter Presse