Haïti-Élections : La réforme institutionnelle et la croissance économique, au cœur du programme politique de Jude Célestin

La réforme institutionnelle, la croissance économique, la lutte pour l’inclusion sociale, l’éradication de la corruption et une diplomatie pragmatique constituent les axes prioritaires du programme politique du candidat à la présidence sous la bannière de la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne (Lapeh), Jude Célestin.

Dans un document transmis à AlterPresse, intitulé « pour un nouveau contrat sociopolitique progressiste », le candidat présente les piliers de son quinquennat à la présidence, au cas où il serait élu chef d’État, lors des élections des 9 octobre 2016 et 8 janvier 2017.

Au niveau de la réforme de l’État, Célestin promet un rééquilibrage des pouvoirs représentatifs, des réformes au niveau de la justice pour la promotion d’un État de droit et de l’administration publique.

En vue de parvenir à la « construction d’une économie compétitive porteuse de croissance, d’emplois intégrateurs et à large base territoriale », il entend redynamiser l’agriculture (l’élevage, la pêche et l’agro-industrie) par la diversification, l’intensification de la production et l’accès aux matériels et intrants agricoles.

Sera également pris en compte le tourisme, notamment culturel, en élaborant et faisant voter le projet de loi portant sur le code touristique.

Il est également prévu de définir les schémas régionaux et locaux du tourisme, créer de nouveaux pôles touristiques et de professionnaliser les filières du tourisme.

L’accent sera aussi mis sur les infrastructures qui représentent, dit-il, un facteur clé du cadre d’investissement.

Priorisant l’énergie dans son programme, le candidat à la présidence promet d’entreprendre la réforme institutionnelle de l’électricité d’état d’Haïti (Edh) dans l’idée de rendre sa gestion efficace et d’améliorer sa performance.

De nouvelles infrastructures énergétiques seront construites en vue de bannir le « black- out » dans le pays, jure-t-il.

Il entend également développer le système de transport public dans les grandes villes.

Le programme politique de Lapeh met l’emphase sur plusieurs domaines notamment les télécommunications, le logement, le renforcement du système éducatif, l’amélioration de la situation sanitaire, le développement du sport ainsi que le renforcement de la protection sociale.

Conscient de l’évolution des infrastructures de télécommunications dans le pays, Célestin s’engage à faciliter leur modernisation ainsi que celle des services de télécommunications.

Plusieurs mesures seront adoptées, comme le renforcement d’un cadre juridique et réglementaire, le développement de la capacité du ministère des travaux publics, transports et communication (Mtptc), du Conseil national des télécommunications (Conatel), la modernisation des infrastructures des technologies de l’information et de la communication (Tic) dans les parcs industriels et le renforcement de l’image d’Haïti comme une destination des Tic.

Faciliter l’accès à un logement et renforcer le système éducatif

Le candidat entend, durant son quinquennat, moderniser le cadre légal sur les propriétés bâties et non bâties, fournir des avantages fiscaux aux entreprises de construction de logements d’habitation.

Il projette aussi de faciliter l’accès aux logements aux citoyens de la classe moyenne à travers des prêts à taux bonifiés et garantis par l’État, construire des logements sociaux en milieu urbain pour les couches les plus défavorisées, entre autres.

Le programme politique de Lapeh accorde un intérêt spécial au renforcement du système éducatif en rendant l’école gratuite et obligatoire jusqu’à la classe de 9e année fondamentale, pour tous les enfants dont les parents disposent de revenus modestes.

Célestin souhaite construire et redimensionner adéquatement des écoles nationales dans toutes les sections communales et des écoles secondaires dans chaque commune en fonction de la taille de la population.

Quatre (4) grands campus universitaires régionaux seront créés en commençant par celui de l’Université d’état d’Haïti (Ueh).

Alter Presse