Haití y Granada establecen relaciones diplomáticas con Palestina

Haïti reconnait l’Etat de la Palestinienne

Les Ministres des Affaires étrangères d’Haïti et de la Grenade ont signé, ce vendredi 27 septembre dernier à New York avec leur homologue palestinien, un protocole d’accord établissant les relations diplomatiques entre leur pays et l’Autorité Palestinienne.

Ce protocole, signé conjointement en marge de la participation d’Haïti à la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, vise le renforcement des relations et de la coopération entre Haïti, la Grenade et la Palestine, a rapporté WAFA, l’agence officielle de nouvelles de l’Autorité Palestinienne.

“C’est un nouveau succès pour la diplomatie palestinienne”, s’est exclamé Riyad al-Malki, le ministre des Affaires étrangères de la Palestine à l’issue de la cérémonie de signature. Mais c’est surtout, pour les observateurs, un revirement significatif de la diplomatie haïtienne qui jusqu’à présent s’était régulièrement abstenue de prendre position dans un dossier jugé embarrassant par les autorités haïtiennes.

Le dernier positionnement haïtien dans ce dossier avait eu lieu ce jeudi 29 novembre 2012, lorsque le représentant d’Haïti à l’ONU avait pris la décision de s’abstenir de voter ainsi que quarante (40) autres pays, contre une résolution de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies conférant à la Palestine un statut d’« État observateur non membre».

Ce qui avait surpris le plus dans le cas haïtien, “c’est la légèreté avec laquelle le problème avait été traité par la diplomatie haïtienne”, avait à l’époque souligné l’ex diplomate haïtien Pierre-Richard Cajuste. “En votant abstention, les autorités haïtiennes ont eu peur de quoi au juste ? De la colère des États-Unis et d’Israël ? Quels sont les enjeux ? Quels en sont les bénéfices ? Qu’est-ce que le pays a à perdre ou à gagner ?”

“Haïti a une « façon » de voter qui n’étonne personne et à laquelle nos puissants partenaires se sont plus ou moins accoutumés à travers le temps. Le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est sacro-saint dans notre pratique de vote aux Nations Unies”.

Ce nouvel accord, selon la WAFA, rentre dans le cadre d’une campagne internationale “sereine et déterminée” conduite par le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour la reconnaissance internationale de l’Etat Palestinien.

Cette initiative palestinienne a ainsi réussi à rallier un nombre grandissant de pays acceptant de nouer des relations diplomatiques avec l’Autorité Palestinienne, en dépit des pressions – ouvertes ou discrètes – exercées par Israel et leurs alliés américians pour faire échec à cette démarche.

Actuellement, plus de 130 pays maintiennent des relations diplomatiques avec l’Autorité Palestinienne qu’ils reconnaissent comme un État à part entière. Le gouvernement est basé en Cisjordanie et n’a pas autorité sur la bande de Gaza qui est contrôlée par le mouvement islamique Hamas.

Peu de temps après le discours historique de Mahmoud Abbas devant l’Assemblée générale des Nations Unies, durant lequel il a déposé une demande officielle de reconnaissance d’un Etat palestinien « sur les bases des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale », la situation semble avoir aujourd’hui évolué. Désormais membre observateur des Nations Unies, l’Autorité palestinienne est entrée dans la cour des Etats du monde.

 

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