Haití: la Policía reprime manifestación contra la corrupción de políticos y funcionarios

La Policía haitiana dispersa una marcha en contra de la corrupción

La Policía de Haití dispersó ayer con gases lacrimógenos y tiros una manifestación en la capital Puerto Príncipe en contra de la corrupción en este país, el más pobre de América.

Los cientos de manifestantes, que marchaban a ritmo de consignas y música popular, respondieron de esta manera a una convocatoria del colectivo ‘4 de Diciembre’, que tenía intención de llegar hasta la sede del Parlamento de Haití.

Durante la protesta, los participantes reclamaron llevar a la cárcel a los corruptos, en un momento en el que el presidente del país, Jovenel Moise, ha prometido combatir este flagelo, que para él represente un problema real para el país.

“La corrupción es una parte del sistema, por lo que cualquier batalla contra la corrupción es una batalla contra el sistema”, dijo un manifestante.

Diversas líderes políticos y del mundo económico participaron en este evento, que comenzó en Champs Mars, próximo al Palacio Presidencial.

Entre los participantes estuvieron el excandidato presidencial Eric Jean-Baptiste y el exjefe de la Policía Mario Andresol.

La protesta se produjo después de que el Parlamento haitiano publicara un informe en el que involucra a ex altos funcionarios haitianos en presuntas irregularidades en el uso de los fondos Petrocaribe, la iniciativa del Gobierno de Venezuela para suministrar crudo en condiciones ventajosas a un grupo de países del área del Caribe.

Al Momento


La lutte contre la corruption réclamée par tous

La première grande manifestation contre la corruption s’est déroulée hier avec quelques incidents mineurs dans la capitale haïtienne. Les manifestants, formant un ensemble hétéroclites, ont réclamé l’arrestation de dirigeants politiques, de hauts fonctionnaires, d’entrepreneurs, de diplomates et de membres de l’opposition.

Des militants de partis politiques, des membres du secteur privé, des membres de syndicats d’ouvriers et des étudiants avaient pris part à cette marche.

La marche contre la corruption a été réalisée à l’initiative du Collectif du 4 décembre, organisation de la société civile regroupant entre autres des entrepreneurs et des intellectuels.

Des dirigeants d’associations d’étudiant de l’université d’état et d’autres manifestants, participant à la manifestation, ont réclamé des poursuites contre plusieurs hommes d’affaires haïtiens impliqués selon eux dans la corruption. Ils ont fait valoir que les politiques ne pouvaient seuls faire disparaitre plus de 3 milliards de dollars.

Le dossier de la mauvaise gestion des fonds de Pétrocaribe a été la toile de fond de la manifestation. Il s’agit notamment d’un outil important pour l’opposition qui réclame des poursuites judiciaires contre les personnalités épinglés dans le rapport notamment le chef de l’état Jovenel Moïse, son chef de cabinet, Wilson Laleau et l’ancien Premier Ministre Laurent Lamothe.

Dans cette optique la lutte contre la corruption est un argument pour l’opposition face au président Moïse qui se présente en champion de la lutte contre la corruption.

De plus au sein de l’opposition des militants accusent certains leaders d’avoir bénéficié de la corruption. M. Assad Volcy, leader influent du secteur populaire, a été pris a parti par des militants de l’opposition. Ils ont empêché a M. Volcy de participer à la manifestation estimant qu’il devrait être arrêté pour corruption.

Les manifestants accusent également des représentants de la communauté internationale et des diplomates d’être impliqués dans la corruption avec les entrepreneurs et les hauts fonctionnaires politiques haïtiens.

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