La CIDH instalará una sala de coordinación para monitorear la situación en Haití

Desde el 7 de febrero del presente año, Haití vive una situación de crisis y violencia. El pueblo haitiano se levantó en contra de los varios actos de corrupción por parte del gobierno de Jovenel Moïse.

Las protestas fueron de menos a más iniciando como simples bloqueos de calles, avenidas y carreteras; violencia dirigida a manifestantes; disparos esporádicos; detenciones de personas; dificultades en la provisión de bienes y servicios esenciales para la alimentación, el agua potable y la salud; desabastecimiento de combustible, gas y electricidad; paro parcial y/o total de las actividades económicas; cierre de escuelas; cierres de aduanas portuarias y aeropuertos; y un impacto serio al funcionamiento de los servicios públicos. Todo esto dejó un saldo de 26 personas muertas y más de 77 personas heridas, según información de UNICEF.

Bajo este sentido la CIDH frente a la constante violencia en las protestas, hace un llamado al Estado a respetar el ejercicio de la protesta social, ya que es una de las formas de ejercicio del derecho de reunión y de la libertad de expresión y no puede ser vista como una amenaza al orden público.

La CIDH insta a las autoridades a buscar una solución a la crisis a través de un proceso de diálogo pacífico e inclusivo, y en estricto respeto de los derechos humanos. Para ello anunció la instalación de una Sala de Coordinación y Respuesta Oportuna e Integrada (SACROI) para monitorear la situación en el país centroamericano.

A pesar de que la ciudad de Gonaives, la cual se encuentra próxima a la capital haitiana, fue designada el año pasado como sede del carnaval, dicha celebración fue cancelada. “La organización del carnaval nacional exige un tiempo de preparación”, declaró Jean-Michel Lapin, ministro de Culturas, en rueda de prensa para justificar esa decisión.

Este anuncio perjudica las pretensiones del sector opositor, ya que según uno de los principales representantes Michel André, líder del Sector Democrático y Popular, planeaban potenciar las protestas, durante la celebración de los carnavales.

Abya Yala


Politique/Crise : La Cidh et la Caricom préoccupées par l’aggravation des violences en Haïti

La Commission interaméricaine des droits humains (Cidh) et la Communauté économique des Caraïbes (Caricom) expriment de vives préoccupations par rapport à la recrudescence des violences en Haïti.

La Cidh annonce la mise en place d’une salle de coordination et d’intervention rapide et intégrée (Sacroi), dans l’objectif de surveiller la situation des droits humains dans la république caribéenne, dans un communiqué dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Des violences et une perturbation des activités globales ont été enregistrées, du jeudi 7 au lundi 18 février 2019, dans la capitale Port-au-Prince et plusieurs villes de provinces, lors des mouvements de protestations pour exiger la démission du président Jovenel Moise ainsi que dénoncer la corruption et la situation économique.

Au moins 26 personnes ont été tuées et plus de 77 ont été blessées, durant cette période de début février 2019, rapporte la Cidh, se référant à des données recueillies par la branche en Haïti du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

Tout en se solidarisant avec les familles des personnes décédées, la Cidh réclame de l’Etat une enquête sur ces décès, avec la diligence requise et selon la procédure, afin de déterminer les responsabilités et de rendre justice.

La Commission interaméricaine des droits humains appelle l’État « à respecter les manifestations et à engager un dialogue avec tous les protagonistes impliqués, afin de rechercher une solution pacifique à la grave crise politique et économique que traverse le pays ».

L’exercice de la protestation sociale – l’une des formes d’exercice du droit de réunion et de la liberté d’expression – ne saurait être perçu comme une menace pour l’ordre public.

La Cidh exhorte le gouvernement à garantir la protection des droits à la vie, à l’intégrité personnelle et à la liberté de toutes et de tous, dans les mobilisations sociales menées dans le cadre de l’exercice du droit de réunion et de manifestation pacifiques.

Elle encourage les protagonistes à rechercher une solution à la crise, à travers un processus de dialogue pacifique et inclusif, et dans le strict respect des droits humains.

Par ailleurs, la Caricom appelle à la cessation de la violence en Haïti, afin de renforcer le développement du pays et de la région, rapporte l’agence d’information latinoaméricaine Prensa latina.

L’entité régionale caribéenne est disposée à aider “de toutes les manières possibles” à trouver une solution aux troubles, qui déstabilisent Haïti, a déclaré le secrétaire général de la Caricom, le Dominiquais Irwin LaRocque, à l’occasion de la 30e Conférence des chefs de gouvernement du Caricom, déroulée les mardi 26 et mercredi 27 février 2019 à St. Kitts et Nevis.

La Caricom invite toutes les parties, impliquées dans le conflit, à participer à un dialogue constructif, qui devrait permettre à Haïti de revenir à un état normal.

AlterPresse