Crisis en Haití: senadores crean oficina especial ante la ausencia de Parlamento

Politique : Un nouveau bureau controversé du Phtk à la tête du sénat de la république d’Haïti

Par consensus, entre environ 8 sénateurs, un nouveau bureau controversé, composé de trois membres, élus le 20 novembre 2016 et le 29 janvier 2017, sous la bannière du Parti haïtien tèt kale (Phtk) au pouvoir, a été constitué, le mardi 14 janvier 2020, pour assurer la gestion administrative du sénat, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Le nouveau bureau, avec un nombre réduit, est composé des sénateurs Pierre Francois Sildor (président), Jean-Marie Ralph Féthière (questeur) et Wanique Pierre (secrétaire).

Des agents de la Police nationale d’Haiti (Pnh) ont été postés, le mardi 14 janvier 2020, à l’entrée du parlement, en vue d’empêcher plusieurs sénateurs, déclarés « en fin de mandat » par le président Jovenel Moïse, de pénétrer dans l’enceinte du sénat de la république.

La Pnh aurait reçu l’ordre d’autoriser seulement 10 sénateurs à y accéder.

Il s’agit des sénateurs : Garcia Delva (Artibonite / prestation de serment le 14 février 2017, élu sous la bannière du parti Ayiti an aksyon – Aaa, expulsé du parti Aaa en 2019)), Pierre Paul Patrice Dumont (Ouest / prestation de serment le 14 février 2017, élu sous la bannière du parti Rassemblement des patriotes haïtiens – Rph), Jean-Marie Ralph Féthière (Nord / prestation de serment le 7 mars 2017, élu sous la bannière du Phtk), Kedlaire Augustin ( Nord-Ouest / prestation de serment le 14 février 2017, élu sous la bannière du Phtk), Pierre François Sildor (Sud / prestation de serment le 7 mars 2017, élu sous la bannière du Phtk), Joseph Lambert (Sud-Est / prestation de serment le 9 janvier 2017, élu sous la bannière du parti Konbit nasyonal – Kona, allié du Phtk), Denis Cadeau (Nippes / prestation de serment le 14 février 2017, élu sous la bannière du parti Bouclier, allié du Phtk), Rony Célestin (Plateau central / prestation de serment le 18 avril 2017, élu sous la bannière du Phtk), Jean Rigaud Bélizaire (Grande Anse / prestation de serment le 14 février 2017, élu sous la bannière du parti Consortium, allié du Phtk) et Wanique Pierre (Nord-Est / prestation de serment le 9 janvier 2017, élu sous la bannière du Phtk).

Plusieurs sénateurs, déclarés « en fin de mandat » par Jovenel Moïse, projettent d’entreprendre diverses actions de protestation, dont des recours en justice, contre ce qu’ils appellent « la tentation dictatoriale » du président contesté, éclaboussé dans plusisurs scandales de corruption.

D’aucuns se demandent sur quelle base constitutionnelle et légale, comment des unités de la Police nationale d’Haïti (Pnh), détentrices d’une liste de noms, de sénateurs « dits ayant accès ou non au sénat », peuvent-elles venir « imposer leur loi de la force » dans l’enceinte du parlement.

AlterPresse


Haïti-Politique : Dispositions policières pour empêcher des sénateurs dits en fin de mandat de pénétrer dans l’enceinte du sénat

Des agents du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (Cimo) ainsi que de l’Unité départementale de maintien d’ordre (Udmo) ont été postés, ce mardi 14 janvier 2020, à l’entrée du parlement, en vue d’empêcher des sénateurs, déclarés en fin de mandat par Jovenel Moïse, de pénétrer dans l’enceinte du sénat de la république, a indiqué, à l’agence en ligne AlterPresse, le secrétaire du bureau du sénat, Rony Gilot, présent sur les lieux.

D’aucuns se demandent, sur quelle base constitutionnelle et légale, comment des unités de la Police nationale d’Haïti (Pnh), détentrices d’une liste de noms, de sénateurs « dits ayant accès ou non au sénat », peuvent-elles venir « imposer leur loi de la force » dans l’enceinte du parlement.

Ce mardi 14 janvier 2020, une réunion entre les sénateurs toujours en fonction devait avoir lieu, pour former un nouveau bureau, devant assurer la gestion administrative du sénat.

Pour le moment, le sénateur du Sud, Jean Marie Junior Salomon, occupe provisoirement la fonction de président du sénat, suite au départ du sénateur de l’Artibonite, Carl Murat Cantave, élu pour un an (en janvier 2019) à la tête du bureau du Grand Corps.

Le doyen d’âge au sénat assure l’intérim à la présidence, jusqu’à l’élection d’un nouveau bureau, avait rappelé Rony Gilot.

Dans une déclaration, faite par tweet, à minuit (5:00 gmt), le 13 janvier 2020, le président Jovenel Moïse dit constater « la caducité du parlement » et « du vide institutionnel, occasionné par le départ de la chambre des députés et des 2/3 du sénat ».

« Le parlement existe et ne saurait être frappé de caducité, pour ouvrir la voie à la gouvernance autocratique par décrets », ont souligné quatre sénateurs signataires d’une note de protestation, le 13 janvier 2020.

La déclaration du président contesté de la r épublique, éclabouss é dans plusiseurs scandales de corruption, a été qualifiée de « faute intentionnelle », exprimant « une tendance autocratique et dictatoriale ».

La décision de Jovenel Moïse de « rendre caduc le parlement » en Haïti plongera le pays dans une crise politique totale, a averti Me. Michel André du Secteur dit démocratique et populaire, signataire de l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti.

« La période, qui s’ouvre avec cette décision, va être encore plus difficile pour le peuple haïtien », estime le Secteur démocratique et populaire.

AlterPresse