Haití | Arriba el primer grupo de deportados de EEUU tras finalizar el Estatus de Protección Temporal
Haití recibe al primer grupo de deportados desde Estados Unidos tras el término del beneficio migratorio del TPS
Un conjunto de más de 150 haitianos fue deportado a Haití desde los Estados Unidos el jueves, este es el primer grupo de los más de 300.000 haitianos que se volvieron ciudadanos indocumentados después de que el gobierno estadounidense decidiera no renovar su Estatus de Protección Temporal (TPS).
Un informante de la Cancillería haitiana corroboró a la agencia de noticias EFE que el grupo llegó en un vuelo chárter del Servicio de Inmigración y Control de Aduanas (ICE) a Cabo Haitiano, la segunda ciudad más poblada del país, situada al norte.
El aeropuerto Toussaint Louverture, el más importante de Haití y que se encuentra en Puerto Príncipe, continúa con sus operaciones cerradas debido al asedio de las potentes bandas armadas que controlan una gran porción de la capital.
🚨 Haití aplazó las elecciones: primera vuelta presidencial será el 13 de diciembre
🔴 El Consejo Electoral reprogramó la cita del 30 de agosto. Segunda vuelta y locales: 21 de febrero de 2027.
¿Logrará Haití completar su transición institucional?https://t.co/xY5NmGksGW… pic.twitter.com/461N6fcjjJ
— teleSUR TV (@teleSURtv) July 27, 2026
El Departamento de Seguridad Nacional de los Estados Unidos (DHS, por sus siglas en inglés) decretó a finales de julio el fin del TPS para más de 300.000 ciudadanos haitianos.
La decisión se tomó después de que la Corte Suprema respaldara la política gubernamental del expresidente Donald Trump, que sostiene que las condiciones en Haití han mejorado lo bastante como para hacer posible un regreso seguro, pese a las actividades pandilleras.
La fuente que reportó esto prefirió permanecer anónima y sostuvo no tener más información sobre el asunto; los haitianos fueron recibidos por autoridades migratorias y policiales en Cabo Haitiano.
El TPS es un privilegio migratorio que concede el gobierno estadounidense a los ciudadanos de naciones que atraviesan serias crisis temporales, por ejemplo, guerras o catástrofes naturales.
Expulsés des États-Unis, 161 Haïtiens arrivent au Cap-Haïtien entre assistance et désarroi
Par Gérard Maxineau
Un nouveau groupe de 161 migrants haïtiens expulsés des États-Unis est arrivé, ce jeudi 20 août 2026, à l’aéroport international du Cap-Haïtien. Parmi eux figuraient des femmes ainsi que des enfants accompagnant leurs parents. À leur descente de l’avion, ils ont été pris en charge par l’Office national de la migration (ONM).
Présent à l’aéroport pour les accueillir, le coordonnateur général de l’ONM, Jean Négot Bonheur Delva, a indiqué que les profils des rapatriés étaient variés. Certains avaient bénéficié de programmes migratoires sous l’administration Biden, d’autres avaient détenu un statut de résident ou bénéficié d’une protection temporaire arrivée à expiration. Le groupe comprenait également, selon lui, des personnes ayant purgé des peines de prison aux États-Unis.
Certains cas illustrent par ailleurs la complexité de ces expulsions. D’après le coordonnateur général de l’ONM, plusieurs personnes rapatriées ne sont pas nées en Haïti, mais notamment au Chili ou en République dominicaine.
« Beaucoup ne sont même pas nés en Haïti. Certains sont nés au Chili, d’autres en République dominicaine, mais parce que leur père ou leur mère est haïtien, ils ont été envoyés en Haïti », a expliqué Jean Négot Bonheur Delva.
Le coordonnateur général a tenu à préciser que l’ONM n’intervient pas dans la décision américaine d’expulser ces personnes. « Ce n’est pas nous qui demandons leur retour. C’est une décision prise par les États-Unis », a-t-il déclaré.
Une fois arrivés au Cap-Haïtien, les rapatriés ont reçu de la nourriture, des boissons ainsi que des kits de première nécessité. L’ONM affirme vouloir assurer leur retour dans leurs régions d’origine dans des conditions respectueuses de leur dignité.
« Notre mission est d’accueillir les migrants avec respect et dignité, puis de les accompagner afin qu’ils puissent rentrer chez eux », a souligné Jean Négot Bonheur Delva.
Selon le responsable, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a donné des instructions pour que cet accompagnement soit assuré jusqu’à la destination des rapatriés. Les personnes se rendant dans le Grand Sud doivent être accompagnées durant leur trajet, tandis que celles à destination du Grand Nord et du département de l’Ouest doivent recevoir une aide au transport de 10 000 gourdes.
L’une des situations auxquelles l’ONM devra répondre concerne un migrant qui affirme ne connaître aucun membre de sa famille en Haïti. Né en République dominicaine, il aurait indiqué que ses parents vivent encore dans ce pays. Jean Négot Bonheur Delva assure que son institution entreprendra des démarches pour l’aider à retrouver ses proches, en Haïti ou en République dominicaine.
Au-delà de l’assistance institutionnelle, l’arrivée du groupe a été marquée par des témoignages de frustration et de désarroi. Plusieurs rapatriés ont dénoncé les conditions dans lesquelles ils disent avoir été détenus et expulsés.
L’un d’eux affirme avoir quitté Haïti à seulement cinq ans avant de s’installer aux États-Unis, où il résidait à New York. Après une affaire judiciaire ayant conduit, selon son récit, à une peine de 19 ans de prison, il a finalement été expulsé vers Haïti. Il dit être originaire de l’Arcahaie, dans le département de l’Ouest, tout en affirmant ne plus connaître de membres de sa famille dans le pays.
« Je ne crains pas de revenir dans mon pays. Je vais essayer de l’aider à mon niveau », a-t-il déclaré, tout en dénonçant les traitements qu’il affirme avoir subis avant son expulsion. Il soutient notamment que certains migrants auraient reçu des injections avant leur embarquement, une affirmation qui n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.
Pour ce rapatrié, son retour devrait désormais lui permettre de mettre à profit l’expérience acquise durant ses années passées à l’étranger. Il plaide notamment pour une relance de la production nationale et pour davantage d’échanges économiques permettant à Haïti de réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
Un autre migrant, également affecté par son expulsion, a lancé un avertissement aux Haïtiens qui envisagent de se rendre irrégulièrement aux États-Unis. « Haïti est une terre de liberté pour laquelle nos ancêtres se sont battus », a-t-il déclaré, avant d’encourager ses compatriotes à ne pas emprunter les voies migratoires irrégulières.
Il affirme avoir été arrêté alors qu’il sortait de l’école et estime que les migrants haïtiens rencontrent de grandes difficultés pour défendre leurs droits lorsqu’ils sont interpellés. « Psychologiquement, nous ne sommes pas en paix », a-t-il confié.
